Le vendredi 28 mars 2025, le putschiste général Doumbouya a gracié l’ancien chef de la junte du CNDD, Capitaine Moussa Dadis, pour des raisons de santé, alors que d’autres hauts commis de l’État ont été récemment condamnés dans leur lit de malade.
Cette grâce intervient à moins d’un an du verdict final prononcé au 31 juillet 2024 par le tribunal de dixinn délocalisé à la cour d’appel de Conakry. Cette action constitue une grande maladresse du pouvoir actuel qui prouve une fois encore la garantie de l’impunité et déboute les milliers de victimes dans un désespoir total, d’un sentiment d’injustice à leur mémoire.
En réalité, depuis le prononcé de ce verdict en juillet 2024, les observateurs les plus avertis savaient pertinemment que le capitaine Dadis servirait de monnaie d’échange pour rallier l’électorat de la forêt à cette entreprise de confiscation du pouvoir par le général putschiste, en violation de son serment de rendre le pouvoir aux civils au terme de la transition.

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En réalité, cette junte n’a jamais été un exemple dans le respect des droits de l’homme car eux-mêmes ont commis assez de graves violations des libertés fondamentales et continuent à s’enfoncer tous les jours que Dieu fait. La communauté internationale, grand bailleur de ce procès du 28 septembre, doit reprendre les choses en mains après cette farce judiciaire de l’État guinéen.
Les organisations des droits de l’homme doivent se faire entendre sur cette action d’injustice pour des fins politiques. Marchez sur des cadavres de vos compatriotes pour assouvir aux objectifs maléfiques de prendre en otage la démocratie et l’état de droit.
La junte du CNRD vient de faire tomber les masques, c’est vraiment triste car ce peuple opprimé et réduit à sa plus petite expression par un groupuscule de personnes assoiffées par la haine et la vengeance. Que Dieu sauve la Guinée et les Guinéens Amine.
Honorable Youssouf Camara, membre du bureau exécutif de l’ufdg