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Lamine Guirassy : fausse mort à Conakry, résurrection marketing à Paris

Portrait d’un imposteur et complice du putschiste grimé en révolutionnaire

On voudrait nous faire avaler la fable d’un Lamine Guirassy victime bannie, martyr du journalisme guinéen. Mais la réalité est plus brutale : il n’a pas été chassé, il s’est enterré lui-même. Après avoir trahi la confiance du peuple en pactisant avec le putschiste, il orchestre aujourd’hui, depuis Paris, une mise en scène de « résurrection » calibrée comme une opération marketing.

Son nouveau projet, Espace TV Europe, n’est pas un cri de résistance, mais une tentative de blanchiment d’image. Son émission « Franc Parler », lancée comme une nouveauté, n’est qu’un recyclage opportuniste des « Grandes Gueules », ce format qu’il avait lui-même corrompu en Guinée.

Lamine Guirassy n’est pas « mort » à Conakry : il s’est discrédité. Sa « résurrection » parisienne n’est qu’un camouflage, une stratégie pour se donner les airs d’un martyr qu’il n’a jamais été. Il a bu à la coupe du régime qu’il prétend dénoncer, et il essaie désormais de se refaire une virginité médiatique sur les ruines de la vérité.

Le voilà donc, ce fameux « poto », grotesque acolyte du putschiste, qui a goûté à la soupe empoisonnée du pouvoir et qui tente, pathétiquement, de se grimer en révolutionnaire. Ridicule ! C’est l’hôpital qui se moque de la charité, le voleur qui s’érige en gendarme, le bourreau qui joue à la victime.

Cet homme n’a rien d’un héros. C’est un mercenaire de salon, un parasite politique, un commis de l’ombre devenu millionnaire à coups de marchés truqués. Tout le monde le connaît : la bouche grande ouverte pour insulter la presse, la main toujours tendue pour ramasser les miettes de l’oppresseur, les poches gonflées de billets tachés de sang. On dit qu’il a empoché 60 milliards de GNF, et il en parle comme d’un trophée, comme si la honte se portait désormais en médaille.

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Son passé l’accable. À Kankan, il clamait fièrement partager la couche du putschiste, comme un valet qui se vante de porter les sandales de son maître. À Conakry, il se pavane sous escorte, joues grasses de privilèges, distribuant son arrogance comme on jette des cacahuètes aux singes. Il parade, il ricane, persuadé de pouvoir tromper le peuple avec son masque de révolutionnaire de pacotille.

Mais qui peut avaler une telle farce ? Les Guinéens ne sont pas dupes. Ils savent que derrière la posture de l’opprimé se cache un ventre repu. Ils savent que celui qui a vendu sa plume, sa voix et son âme au bourreau ne pourra jamais redevenir le porte-parole des opprimés. Guirassy n’est pas un rebelle, c’est un charognard : il se nourrit des cadavres de la liberté assassinée.

Ô imposteur ! Toi qui t’es vautré dans l’argent sale, crois-tu que ton nom survivra à l’odeur de tes compromissions ? Crois-tu que les milliards blanchiront ta réputation souillée ? Non. L’histoire retiendra ton visage comme elle retient celui des traîtres : masque de lâcheté, rictus de cupidité, caricature d’homme.

Alors qu’il se taise ! Qu’il assume son festin avec le putschiste. Qu’il s’engloutisse avec ses milliards dans le silence honteux qui sied aux complices. Qu’il cesse de fatiguer le peuple avec ses simagrées de faux révolutionnaire.

Car la Guinée n’oublie jamais ses traîtres.

Avec Siba Beavogui 

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