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La situation qui ne fait que perdurer inquiète les citoyens des secteurs concernés, surtout les femmes qui se plaignent des conséquences collatérales de ce manque de courant électrique.
« Faute de courant, nous souffrons énormément ici. Actuellement, nous vivons dans l’obscurité, les moustiques ne nous font pas de cadeau. Pire on n’a pas d’eau au robinet. Depuis 2010, la Société des eaux de Guinée SEG n’offre aucun service dans notre quartier. Pour avoir de l’eau, nous sommes obligées de faire la queue chez les voisins qui disposent des forages. Mais avec ce manque de courant dans la zone, l’unique alternative qui s’offre à nous actuellement ce sont les puits ordinaires car pour avoir de l’eau au forage il faut le courant électrique. Il est temps que les autorités nous viennent en aide sinon on ne pourra pas s’en sortir« , lance Mariam Camara habitante de la zone.

Habitatou Bah est clémente. Elle loue les efforts du gouvernement pour assurer une desserte régulière en eau et en électricité mais pour elle, il (le gouvernement) ne doit pas perdre de vue que les besoins en ces deux denrées sont non négociables. D’où son appel à l’endroit des membres du gouvernement et au Président de la transition Colonel Mamadi Doumbouya.
« Aujourd’hui nous avons l’hôpital dans le quartier, le gouvernement est en train de faire le goudron nous saluons tous ces efforts mais il doit faire face à ce manque de courant dans notre quartier pour éviter une quelconque révolte des populations. Le transformateur qui est là comme ça a explosé deux fois. Nous souhaitons qu’une solution soit trouvée le plus vite que possible afin de mettre fin à notre calvaire« , a-t-elle déclaré.

Depuis le lendemain de la panne du transporteur, les autorités locales sont à pied d’œuvre pour rétablir la desserte du courant électrique, nous explique-t-on. C’est du moins ce que confie Manet, chef d’un secteur touché par cette panne. Il a profité du micro d’Africaguinee.com pour interpeller les autorités au plus haut niveau sur le calvaire de ses concitoyens.
« Nous vivons difficilement ici car depuis 2013 l’eau de la SEG ne coule pas au robinet. Je ne connais pas tous les quartiers de Matoto mais il n’y a pas un secteur dans le quartier Entag Marché où il y a plus de forage qu’ici. Et quand on parle de forage et de puits améliorés ça ne peut fonctionner que quand il y a le courant. Donc, actuellement il y a une pénurie d’eau dans mon secteur. Là où on ne partait pas puiser de l’eau depuis 1998, actuellement les citoyens ont repris le chemin à cause du manque de courant et c’est une eau qui n’est pas potable.

Nous nous sommes des autorités locales nous avons fait notre mieux dans cette affaire mais on demande aux autorités compétentes de venir à notre secours pour éviter que ça dégénère un jour. On fait de notre mieux. L’État aussi doit jouer sa partition et éviter de déployer les agents de sécurité pour tirer sur des manifestants« , plaide le chef secteur.
Africaguinee.com