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Chronique de Mohamed Koket Camara.

Le Chaos des Abords Routiers à Conakry : Entre Urgence Sociale et Nécessité de Transformation

La capitale guinéenne, Conakry, fait face à un défi urbain majeur qui menace tant la sécurité publique que l’image du pays : l’occupation anarchique des emprises routières. Ce phénomène, où le commerce de survie côtoie le flux incessant des véhicules, est le symptôme d’un mal plus profond qui nécessite une prise de conscience collective et une action étatique ferme.
1. Une Insécurité Galopante au Cœur du Trafic
Vendre aux abords des grandes artères de Conakry est devenu un exercice de haute voltige. L’insécurité y est omniprésente :
Risques d’accidents : Les étals empiètent sur la chaussée, forçant les piétons à slalomer entre les voitures et exposant les vendeuses à des collisions souvent mortelles.
Pollution et santé : L’exposition prolongée aux gaz d’échappement et à la poussière dégrade la santé de ces femmes et l’hygiène des produits vendus.
Obstruction de la fluidité : Cette occupation sauvage est la cause principale des embouteillages monstres qui paralysent l’économie de la capitale.
2. Le Dilemme de la Survie : Le Rôle de l’État
On ne peut pointer du doigt l’inconscience de certains citoyens sans regarder la réalité économique en face. Pour des milliers de femmes guinéennes, la rue est le seul marché accessible. Leur survie, et celle de leurs familles, en dépend directement.
L’État a donc une responsabilité double :
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Aménagement : Il ne suffit pas de déguerpir les emprises ; il faut impérativement construire et moderniser des marchés de proximité salubres, sécurisés et accessibles financièrement.
Régulation : Une fois ces lieux créés, l’occupation des routes doit être strictement interdite pour protéger la vie des citoyens.
3. Pour un « Lavage d’Esprit » National
Le changement ne sera pas seulement matériel, il doit être psychologique. Comme vous le soulignez, la Guinée a besoin d’un véritable lavage d’esprit.
Civisme : Comprendre que la route est un bien commun et non un espace commercial personnel.
Responsabilité partagée : Nous sommes tous comptables du sort de la nation. Accepter le désordre, c’est accepter le sous-développement.
Conclusion : Changer le Visage de la Capitale

Pour que la Guinée puisse enfin « décoller », sa vitrine — Conakry — doit refléter l’ordre, la propreté et la modernité. Transformer nos routes en voies de circulation fluides et nos commerces en espaces structurés n’est plus une option, c’est une urgence pour la dignité du peuple guinéen.

Mohamed Koket Camara passionné 

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