Iboun Conté soutient la décision de la HAC d’interdire aux télés et radios web de couvrir les événements officiels.
Ancien journaliste et ex-président de l’Association Guinéenne des Editeurs de la Presse Indépendante (AGEPI), Moussa Iboun Conté estime que la HAC agit pleinement dans son rôle de régulation. Selon lui, cette interdiction ne constitue pas une violation des droits des promoteurs de ces médias, car les web TVs et web radios relèvent du champ d’action de la HAC.
Cependant, il pointe du doigt une responsabilité partagée, estimant que la HAC aurait dû anticiper cette situation : « Je pense que si vous regardez la plupart de ces web TVs et web radios, qui ont au moins deux, trois, voire cinq ans d’existence, c’est-à-dire une existence qui correspond à la mise en place de l’Autorité de la Communication. On aurait dû anticiper cela. Dès la création de ces médias, on aurait dû interpeller les promoteurs. Si ces médias n’ont pas été autorisés par la Haute Autorité de la Communication car il faut rappeler que nous sommes dans un régime déclaratif, pas un régime administratif, il suffit d’avoir l’autorisation des compétences pour commencer à exercer , ce travail n’a pas été fait et la HAC n’aurait pas dû laisser cette situation d’illégalité prospérer. »

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Moussa Iboun Conté tacle ceux qui dénoncent un « excès de pouvoir » de la HAC sur les réseaux sociaux. Il les invite à se « rééduquer », affirmant que « la HAC est dans son rôle. Ces web TVs et web radios font partie de son champ d’action et elle peut interdire aux promoteurs de ces médias de les faire fonctionner s’il n’y a pas d’autorisation. Je crois que le communiqué est clair et demande juste que ces web TVs et web radios soient autorisées. Cette décision s’inscrit dans la droite ligne des nouvelles directives de l’autorité de la communication. La HAC est dans son rôle. »
Il souligne également un point crucial concernant la profession de journaliste : « Tous ceux qui ne sont pas détenteurs de la carte d’identité professionnelle des journalistes guinéens ne sont pas habilités à exercer le métier de journaliste, même s’il faut mettre un bémol à cela. Le législateur ne dit pas que ceux qui n’ont pas la carte de presse ne peuvent pas exercer, mais plutôt qu’ils ne peuvent pas accéder aux sources officielles de l’information. Je crois qu’il y a un travail en amont à faire, il faut revoir la loi, il faut que l’interdiction soit totale et que tous ceux qui ne sont pas munis de la carte d’identité professionnelle des journalistes guinéens ne soient pas autorisés à exercer la profession de journaliste. »