L’ancienne journaliste guinéenne Aya Diawara, aujourd’hui conseillère chargée de mission au ministère du Plan et de la Coopération internationale, a présenté publiquement ses excuses à la chanteuse Djelykaba Bintou, après la publication de photos choquantes montrant les traces visibles de violences conjugales présumées, attribuées à son ex-mari, l’artiste Azaya.
Ces images, largement partagées sur les réseaux sociaux ces derniers jours, ont provoqué une onde de choc en Guinée, relançant le débat sur les violences faites aux femmes, en particulier dans le milieu artistique.
Dans un message publié sur Facebook vendredi, Aya Diawara assume avoir été témoin de la situation au moment des faits, tout en respectant à l’époque la volonté de discrétion de l’artiste.
« J’ai accepté de me taire, mais à condition qu’il ne te touche plus », écrit-elle.
Elle explique avoir aidé Djelykaba Bintou à consulter un médecin à domicile, mais regrette aujourd’hui de ne pas avoir dénoncé les faits plus tôt.
« Pardonne-moi de ne pas avoir été ferme depuis le même jour (…) Maintenant tout est derrière, et comme tu l’as prévu : ENTAME ta RENAISSANCE. », a-t-elle écrit.
Ce témoignage vient souligner la complexité émotionnelle qui entoure les violences conjugales, souvent tues sous la pression sociale, affective ou médiatique.

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Aya Diawara, dans une forme d’autocritique, reconnaît la difficulté à réagir avec fermeté face à une victime qui cherche à protéger son agresseur au nom de l’amour.
Ce double mouvement (la dénonciation publique des violences par Djelykaba Bintou et les excuses assumées d’une proche) semble marquer un tournant dans la prise de conscience collective.
Il met également en lumière le rôle que peuvent jouer les femmes dans la solidarité et la protection mutuelle, au-delà des clivages professionnels ou sociaux.
Alors que Djelykaba Bintou se prépare à remonter sur scène, le concert “Renaissance”, prévu le 26 avril 2025 au stade Petit Sory de Nongo, prend une dimension symbolique forte.
Plus qu’un simple événement musical, il s’annonce comme un acte de résilience et d’affirmation personnelle, dans un contexte où la parole se libère et les consciences s’éveillent.
Pardon Bintou ♥️
J’ai été informé oui j’assume !
J’ai trouvé le médecin, oui j’assume !
J’ai pleuré avec toi, oui j’assume !
Mais tu m’as freiné quand tu m’as dit que c’est parce que je suis discrète que tu n’as pas hésité à me demander de te trouver un médecin ophtalmologue à domicile. Tu m’as freiné parce que tu voulais te cacher pour protéger ton amour.
J’ai accepté de me taire, mais à condition qu’il ne te touche plus. Et qu’au-delà de la musique, tu puisses t’investir dans autre chose, pour être moins isolée.
Bintou, pardonne-moi, si malgré la gravité de tes blessures, je ne lui ai fait aucun reproche. Eh oui , j’ai accepté tes désirs de femme amoureuse en me taisant.
Bintou, comme tu es sortie publiquement présenter tes maux, je te demande publiquement pardon et te réitère mon affection.
Je suis sûre que tu es maintenant dégagée dans ta tête, tu es libérée dans ta conscience, donc tu peux avancer maintenant sans rancune ni rancœur.
Tu es d’habitude plus renfermée, mais je vois que depuis quelques heures , tu es guérie. On a tous appris la leçon.
Merci au bon Dieu. 🙏🏾🙏🏾🙏🏾🙏🏾🙏🏾
Mais encore une fois, pardonne-moi de ne pas avoir été ferme depuis le même jour 😭Mais bon! c’est ça la vie mon bébé et maintenant tout est derrière et comme tu l’as prévu: ENTAME ta RENAISSANCE.
Pardon! Pardon! Pardon!
Je t’aime la forte BINTOU ♥️♥️♥️


Avec Conakryinfos