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M5 — Le palais sans trône

Forteresse de Kassa : le nœud du repli tactique de l’imposteur. 

Radiographie d’une boulimie d’invincibilité dans un marasme d’autodestruction.

Les îles de Los, autrefois zones de paix, se sont transformées en zones de guerre où sont transférées des armes lourdes, pointées sur Kaloum. Dans son délire, Doumbouya croit percer la faiblesse de l’armée guinéenne en misant sur l’arriéré et l’artillerie : mais le débarquement de Normandie a montré que les canons ne peuvent pas arrêter la détermination du soldat.

Le petit caporal ignore la bataille des entrailles, là où le corps à corps règne en maître absolu. Le dictateur a provoqué l’orgueil de ce qui reste de la plus grande armée de terrain d’Afrique de l’Ouest. On peut avoir davantage de budget ; sur le champ de bataille, l’armée guinéenne demeure un seigneur de guerre.

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Trop de provocations appellent l’affrontement. Doumbouya a peur et c’est pourquoi il veut se cacher derrière l’Atlantique, derrière la marée de pureté qui prétend chasser les impuretés. Le criminel et l’imposteur ne peuvent commander la pureté de l’eau : les éléments détruisent toujours ce qui est impur, quel que soit le trajet.
Doumbouya ne dort plus au palais M5 ; les îles sont devenues son refuge. Comme un rat, il s’y engouffre. Toutes ces navettes déployées par l’argent du contribuable servent son dispositif de sauvetage, embarquant ses mercenaires.

L’autodestruction commence toujours là où s’installe l’arrogance de l’invincibilité.
C’est le cas du caporal Doumbouya ce petit délinquant de Kankan, ivre de sa propre légende, qui ne mesure plus l’écho de ses propres excès.
Il croit encore régner par la peur, mais la peur s’épuise toujours avant la foi. Et quand la foi du peuple s’éteint, le pouvoir n’est plus qu’une coquille vide, un uniforme sans âme.

Il peut toujours courir ; qu’il pleuve ou qu’il neige, les Invisibles seront sa dernière rencontre.

Par le chassé de vérité 

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