Si ce n’est pas le soleil d’un matin, ce sera l’ombre d’un soir. Entre l’un et l’autre, quoi qu’il arrive, quoi qu’il advienne, une vérité demeure : un pouvoir construit sur la peur et la poudre finira toujours par tomber.
Le régime Doumbouya, c’est un triangle empoisonné. Trois pointes vicieuses, trois vices incontrôlables : la poudre qui enivre, le pouvoir qui corrompt, la panique qui dévore. Et à ce triangle s’ajoute un carré : celui des trahisons, des illusions et du soupçon maladif. Un carré qui enferme le tyran dans un miroir qu’il fuit chaque matin, parce qu’il y lit déjà sa fin.
Le Kèfimba de Kankan s’abreuve de cette peur comme d’un poison. Chaque chute annoncée lui ouvre le tunnel de l’overdose. Il s’embourbe, il s’accroche, il creuse son propre gouffre au gré des trahisons, croyant survivre là où il s’enchaîne à sa perte.

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Voilà la « recette Doumbouya » : poudre, pouvoir, panique. Trois forces destructrices réunies à la tête d’un État. Mélange instable, combustion lente, explosion inévitable. Une présidence qui ne produit pas de gouvernance mais une calamité. Une République transformée en poudrière où le peuple sert d’allumette.
Et l’histoire est claire : un tel pouvoir n’a pas besoin d’ennemis pour s’effondrer. Il s’autodévore. Il brûle ses propres serviteurs, désorganise son armée, sacrifie l’avenir pour l’ivresse du présent.
Alors le peuple observe, silencieux mais vigilant. Le temps s’écoule, les fissures s’élargissent. Car quand un tyran mélange poudre, pouvoir et panique, il ne bâtit pas une Nation. Il creuse une tombe à ciel ouvert.
Par Siba Beavogui