Entre factures impayées, règlements de comptes et illusion de ferveur populaire, le spectacle offert par le régime de Conakry à l’étranger révèle la faillite morale et politique d’un chef militaire obsédé par sa propre légitimation.
Quand la mamaya vire au fiasco
Ce qui devait être une fête populaire s’est transformé en chaos. À coups de poing et de réclamations, la manifestation orchestrée par le camp Doumbouya a tourné à la confusion. La mamaya euphorique, soigneusement emballée en propagande, a vite révélé son vrai visage : une foire aux illusions où le soutien se vend et s’achète.
Les Rio-dollars en bruit de fond
Le financement massif, alimenté par les « Rio-dollars » du Simandou, devait donner au spectacle des allures de triomphe. Mais au lieu de légitimité, le putschiste s’est enfoncé davantage dans l’image d’un chef ivre de pouvoir, incapable de tenir ses promesses initiales de transition. Derrière les chants et les danses, se dessine l’ombre d’une candidature illégitime et explosive.
La Guinée sous la chape de plomb

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Depuis quatre ans, le pays vit dans un climat de peur et de brutalité :
• assassinats ciblés,
• kidnappings,
• séquestrations,
• corruption généralisée.
Le régime a transformé la métropole en véritable guichet automatique de la dictature, aspirant les maigres ressources nationales pour financer ses ambitions personnelles.
Le soulèvement des “bétails politiques”
Mais le guichet s’est enrayé. Les « bétails politiques » engraissés par les miettes du pouvoir se sont rebellés. Le contrat était clair : 50 euros pour chanter, danser, acclamer. Quand les billets n’ont pas suivi, la colère a explosé.
« Nous avons dansé, nous avons crié la gloire du titan… maintenant, donnez-nous nos 50 euros ! », scandaient-ils dans une rage incontrôlée.
Une légitimité achetée à crédit
Cet épisode met en lumière ce qui se cache derrière les tintamarres de soutien populaire : l’argent, et rien d’autre. Les cœurs ne vibrent plus, les consciences sont à vendre. Doumbouya force l’amour d’un peuple qu’il ne séduit plus, en l’achetant à coups de milliards. Mais l’histoire a montré que la loyauté achetée finit toujours par se retourner contre celui qui croit pouvoir l’imposer.
Avec le chasseur de vérité