L’annonce de l’ouverture des classes de cette année fait beaucoup de polémiques au sein de l’opinion. Les représentants des syndicats du SLECG étaient en conférence de presse pour contester cette décision du ministre de l’enseignement pour non consultation des syndicats de l’éducation. Ils estiment que cette décision unilatérale viole le droit de vacances des enseignants qui doit en principe prendre fin à la fin du mois de septembre, mais aussi qu’en plein milieu du mois de septembre les parents d’élèves auront du mal à faire face à ce casse-tête (cherté de la vie).
Au-delà de cette question pédagogique, le CNRD veut absolument utiliser les élèves pendant la campagne annoncée pour le référendum du 21 septembre prochain, sachant que la population, dans sa majorité, est déçue de la gouvernance actuelle du pays.
En cette période de crise de liquidité, il serait difficile pour les autorités de mobiliser les fonds pour l’achat de consciences des citoyens pour faire une campagne pompeuse, c’est ainsi que le laboratoire de réflexion a misé sur l’option implication des élèves dans la mobilisation pour la fameuse campagne qui manque d’engouement car le peuple est convaincu que rien ne sera appliquée dans cette constitution.

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Comment peut-on prendre une telle décision dans un système éducatif de plus en plus malade par le refus de l’investissement de l’État dans ce secteur, sans oublier le refus de valorisation de salaires des enseignants et la situation sempiternelle des contractuels qui restent non résolue.
Aujourd’hui, le régime actuel préfère investir dans l’achat des matériels de répression et des blindés au détriment des secteurs clés comme : la santé, l’éducation et l’agriculture. Le peuple souverain de Guinée doit faire une prise de conscience collective face à ce manque de considération à leur égard, car tant vaut l’école, tant vaut la nation.
Honorable Youssouf Camara