Convention fourbe à coups de milliards de dollars : Rio Tinto, sponsor leader de la dictature du criminel putschiste, renaît de ses cendres !
Oulala ! Voilà donc l’énigme Simandou rejouée par ceux qui, hier encore, avaient condamné la Guinée au pilori du sous-développement. Rio Tinto, ce géant australien qui avait gelé pendant vingt ans le plus riche gisement de fer d’Afrique, revient aujourd’hui tel un phénix… mais un phénix aux griffes ensanglantées. Et qui lui déroule le tapis rouge ? Mamadi Doumbouya, le putschiste qui s’improvise marchand d’âmes minières, bradant le joyau national à celui qui fut l’ennemi juré de Simandou. C’est comme voir une veuve contrainte d’épouser l’assassin de son mari. Une scène absurde, mais tristement réelle.
Ce qui se joue sous nos yeux n’a rien d’un plan de développement : c’est une comédie minière. Une convention fourbe, emballée dans des milliards maquillés en investissements, qui, en vérité, ne sert qu’à sponsoriser une dictature. C’est un marché de dupes où l’avenir de la Guinée s’échange dans les coulisses, au détriment de son peuple.

Pendant que Doumbouya agite l’épouvantail de la corruption, qu’il retire des permis aux petites compagnies et menace de sanctions les contrevenants, il consacre en grande pompe le roi des délinquants miniers. Et le catalogue des dysfonctionnements est effrayant :
• Antécédents troubles : en 2023, la SEC américaine sanctionne Rio Tinto pour un pot-de-vin déguisé de plus de 10 millions de dollars en Guinée. La preuve flagrante d’une culture de corruption enracinée.
• CTG instrumentalisée : la Compagnie du TransGuinéen, censée bâtir rail et port, n’est plus qu’un fief politique : 42,5 % pour Simfer (Rio/CIOH), 42,5 % pour WCS, 15 % pour l’État. Derrière ces chiffres, une gouvernance opaque, des nominations partisanes et un comité stratégique logé directement à la présidence.
• Sécurité sacrifiée : plus de treize ouvriers morts, des dizaines d’accidents passés sous silence entre 2023 et 2024. La vie humaine est piétinée pour coller à un calendrier électoral.
• Environnement bafoué : Moribadou, Foma et d’autres communautés crient leur colère. Les plans de réinstallation sont contestés, les écosystèmes menacés. Pourtant, les bulldozers avancent, guidés par la propagande.
• Régulation instrumentalisée : plus de 180 titres miniers et permis exploratoires révoqués par décret. La loi se transforme en arme de chantage, l’arbitraire devient la règle.
• Calendrier électoral, pas industriel : Rio Tinto promet une première expédition dès novembre 2025, en pleine campagne électorale du CNRD. Le fer de Simandou n’est plus un projet industriel, mais un slogan de propagande.
• L’ombre de Pékin : derrière Rio, les géants chinois avancent masqués – Chinalco, Baowu, CRCC, CHEC. Ils s’invitent dans WCS et verrouillent discrètement le futur du corridor ferroviaire.
Une histoire qui bégaie
Hier, BSGR et Vale avaient transformé Simandou en théâtre de corruption et de trahison. Aujourd’hui, c’est Rio Tinto qui renaît de ses cendres pour pactiser avec le putschiste. Et la boucle se referme : la population est sacrifiée, les entreprises locales qui ont tout donné pour la réussite du projet sont marginalisées.

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Un triangle mortifère se dessine :
• un État capturé par une junte militaire,
• une multinationale aux antécédents sombres,
• et des investisseurs chinois qui avancent masqués.
Résultat : Simandou, censé être le levier de la prospérité nationale, devient le carburant d’une dictature et la monnaie d’échange d’intérêts étrangers.
La morale de l’histoire
Comme le dit un proverbe soussou : « Un ancien ennemi reste un ennemi, peu importe la durée. » Rio Tinto, qui a gelé Simandou pendant deux décennies, n’est pas revenu pour aimer la Guinée. Il est revenu pour achever le travail : braquer les revenus et sponsoriser la dictature.
Certes, Fadi Wazni, PDG de Winnie Mining, n’est pas blanc comme neige. Mais au moins, il reste sincère dans son vice, là où Rio Tinto se pavane avec un masque d’investisseur respectable. Entre l’ennemi d’hier et l’ennemi juré, le choix est clair : un ancien ennemi ne se rachète pas, il demeure un ennemi.
Le chasseur de Vérité