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La querelle Trump-Musk repart de plus belle, le président envisage d’expulser son ex-allié

Après une rupture explosive début juin suivie d’une accalmie, Donald Trump et Elon Musk se déchirent à nouveau. Critiqué par l’homme le plus riche du monde, le président américain l’a attaqué sur les subventions qu’il touche de l’État. Il a même assuré qu’il allait « examiner » la possibilité d’expulser Elon Musk.

Le président américain Donald Trump (à gauche) s’est à nouveau querellé avec son ancien allié, l’entrepreneur Elon Musk (à droite), sur les réseaux sociaux lundi 30 juin et mardi 1er juillet 2025.  

Fin mai, Elon Musk mettait un terme, comme prévu, à sa mission auprès de Donald Trump pour faire des économies dans les dépenses de l’État. Dans la foulée, les deux milliardaires s’étaient écharpés publiquement, Musk reprochant au président des États-Unis sa loi budgétaire, une « abomination répugnante ». Le locataire de la Maison Blanche s’était dit « très déçu » par l’« ingratitude » de son ancien bras droit « devenu fou ». Le 11 juin, après plusieurs jours d’escalade et d’attaques tant politiques que personnelles, le calme était revenu quand Elon Musk avait assuré regretter d’être « allé trop loin ».

La paix n’aura pas duré très longtemps. La hache de guerre a été déterrée lundi 30 juin sur X, comme souvent avec l’homme le plus riche du monde. Sur le réseau social qu’il détient, Elon Musk a de nouveau égratigné la loi budgétaire portée par Donald Trump. « Il est évident, vu les dépenses ahurissantes du texte – qui augmente de manière record le plafond de la dette de 5 000 MILLIARDS DE DOLLARS –, que nous vivons dans un pays au parti unique : le parti des cochons qui se goinfrent », a-t-il écrit.

Et ce n’est pas tout. Le patron de Tesla et SpaceX a également prévenu que si le texte est adopté, il lancera un nouveau parti et financera la campagne aux primaires républicaines de candidats opposés aux parlementaires actuels. « VOX POPULI VOX DEI. 80% ont voté pour un nouveau parti. (…) Tout ce que je demande, c’est que nous ne mettions pas l’Amérique en faillite », a-t-il insisté sur son réseau ce mardi 1er juillet.

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Le Doge, un « monstre qui pourrait se retourner et croquer Elon » selon le président

Donald Trump a, en retour, taclé sans retenue Elon Musk, chargé il y a quelques mois de mettre en place le Département de l’Efficacité gouvernementale (Doge), la commission fédérale chargée de faire fondre, parfois brutalement, les dépenses publiques fédérales. Et justement, le président des États-Unis suggère que le Doge s’en prenne à son ancien patron.

« Elon obtient peut-être plus de subventions que tout autre individu dans l’histoire, de loin, et sans ces subventions, Elon aurait probablement dû fermer boutique et retourner chez lui en Afrique du Sud », a lancé l’ultraconservateur sur son propre réseau social, Truth social.

« Plus de lancements de fusées, de satellites ou de production de voitures électriques et notre pays économiserait une FORTUNE. (…) Peut-être devrions-nous demander à DOGE d’examiner cela sérieusement ? BEAUCOUP D’ARGENT À ÉCONOMISER !!! », a-t-il enchaîné.

Plus tard, face à la presse, Donald Trump a enfoncé le clou : « On pourrait mettre Doge sur Elon. (…) Doge est le monstre qui pourrait se retourner et croquer Elon. » Et à un journaliste qui lui demandait s’il était possible d’expulser l’entrepreneur, le président a répondu : « Je ne sais pas. On va devoir examiner » cette option. Né à Pretoria, Elon Musk a les nationalités sud-africaines, américaines et canadiennes.

Par RFI avec AFP

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