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Une chronique démagogique, truffée de contrevérités irresponsables

Réponse au texte : “Ni RPG, ni UFDG : Quand l’avenir s’écrit avec Mamadi Doumbouya” Non. Vous mentez. Et vous le savez.

Votre chronique du lundi 12 mai 2025 est une insulte à la mémoire collective, une gifle à l’intelligence du peuple guinéen, et une tentative grossière de travestir la réalité à des fins de propagande. En habillant le mensonge de mots lisses et de phrases bien agencées, vous ne faites que maquiller la peur d’un régime en faillite morale, politique et institutionnelle.

1. Une légitimité populaire forgée ?
Mamadi Doumbouya n’a aucune légitimité populaire. Il n’a jamais été élu. Il est arrivé au pouvoir par la force des armes, au mépris de la Constitution, en trahissant son serment de soldat. La seule chose qu’il a forgée, c’est un climat de terreur : arrestations arbitraires, assassinats politiques, exil forcé de journalistes, et militarisation de l’espace public.

2. “Une action concrète” ? Vraiment ?
Votre panégyrique vante des “actes mesurables”. Où ? Quand ? Pour qui ?

L’éducation ? En ruine. Des écoles fermées, des enseignants impayés.

La santé ? Délaissée. Des hôpitaux sans équipements, un personnel en grève.
La lutte contre la corruption ? Une farce. Pendant que des proches du pouvoir s’enrichissent, les vrais lanceurs d’alerte croupissent en prison ou fuient le pays.

3. Simandou ?
Le “projet du siècle” est devenu l’arnaque du siècle. Simandou 2040 n’est qu’un mirage, un slogan vide piloté par des intermédiaires obscurs et des contrats opaques. Où sont les vrais investisseurs ? Où est le plan clair de transformation industrielle ? Ce que vous appelez “diplomatie efficace” n’est qu’un théâtre de promesses sans résultats.

4. “Le peuple avance” ?
Non, monsieur. Le peuple souffre. Les prix explosent, la pauvreté s’aggrave, les jeunes fuient par milliers, au péril de leur vie. Ce régime n’avance pas, il piétine les libertés, les consciences et les espoirs. La seule chose qui avance, c’est l’usure du pouvoir par le mensonge.

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5. “Une majorité croissante de Guinéens” ?
Citez une seule enquête libre, une seule élection transparente, un seul débat public ouvert. Votre affirmation est creuse, construite sur du sable. Ce que vous appelez “popularité” est un silence imposé par la peur. Et ce que vous présentez comme “rupture”, c’est une régression violente déguisée en modernité.

6. Le rejet du RPG et de l’UFDG ne fait pas une adhésion au putschisme.

Oui, les partis politiques doivent se réinventer. Oui, l’élite politique a trahi. Mais cela ne justifie en rien la tyrannie militaire. La démocratie ne se corrige pas par le sabre. Elle se réforme par le dialogue, la mémoire, et l’inclusion.

Conclusion : la propagande est un crime contre la vérité

Cher chroniqueur, votre texte n’est pas une tribune, c’est un tract. Un miroir brisé où se reflètent les fantasmes d’un régime assoiffé de légitimation.

Le peuple guinéen mérite mieux que des louanges stériles. Il mérite la vérité.

Et cette vérité, la voici : Mamadi Doumbouya est l’illustration parfaite de l’échec du pouvoir par la force. Il ne restera dans l’histoire que comme une parenthèse douloureuse — non pas un bâtisseur, mais un brouilleur d’avenir.

Siba Beavogui, le chasseur de vérité 

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