Depuis l’avènement du CNRD à la date du 5 septembre 2021, suivi d’un discours trompeur de l’instauration de l’état de droit, la lutte contre l’impunité, la non politisation de l’administration, la dépersonnalisation du pouvoir pour n’en citer que celles–ci.
Après avoir refusé de respecter son engagement d‘un chronogramme de 2 ans de transition pour un retour à l’ordre constitutionnel pour la période allant du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2024 sous la médiation de la Cédèao. Suite à ce manquement, la Guinée redevient à l’époque de la dictature des périodes sombres et obscures du PDG RDA. Voici les raisons qui me poussent à soutenir mes propos sur ces éléments de comparaisons.
Nous tendons vers un parti unique fort et puissant qui n’est autre que le CNRD à la place du PDG RDA.
1 – La fermeture des médias privés indépendants et le bâillonnement des autres rescapés de cette folie liberticide oblige les Guinéens à n’avoir pour seule référence en matière d‘information que la RTG qui redevient la voix de la révolution, son ancienne appellation sous la dictature du PDG.
2 –L’interdiction de tout mouvement politique en dehors des mouvements de soutien du CNRD. À rappeler que depuis septembre 2022 les autorités actuelles avaient interdit toutes manifestations politiques, cependant depuis plus de 6 mois l’état vit au rythme des manifestations de soutien aux acquis fantômes du CNRD à travers tout le pays. Toutes autres manifestations politiques et de la société civile seront sévèrement réprimées de façon impitoyable.
3 – Les arrestations arbitraires et des cas de disparitions forcées, cette pratique est l’une des caractéristiques du régime défunt du PDG. La maison centrale de Coronthie, la prison de l’île de Fotoba, les camps de Soronkonie à Kankan sont devenus le nouveau camp Boiro des opposants du système. Depuis le feuilleton de l‘enlèvement du duo Foniké et Bilo du FNDC, suivi des cas de Sadou Nimaga et du journaliste Habib Marouane Camara, de l‘arrestation et de la condamnation du jeune leader politique Aliou Bah, beaucoup d’autres opposants anonymes, civils comme militaires, croupissent dans les geôles du nouveau système.
Les opposants les plus chanceux sont contraints à l’exil forcé : nous avons les cas, entre autres, des leaders politiques de l’opposition (les Présidents Cellou Dalein Diallo et Sidya Touré), les acteurs de la société civile (Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Djani Alpha et Eli Kamano).

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4-La politisation de l’administration et la personnalisation du pouvoir. Pour décrocher un poste juteux ou pour se maintenir à son poste, il faut faire preuve de propagande avec les moyens de l’État pour haranguer la foule pour le soutien au guide de la dictature en affichant ces effigies de Kaloum à Lola et des quantités de t–shirts et casquettes massivement distribués au nom du parti au pouvoir, en faisant une saignée financière importante de notre économie.
5 – L’instrumentalisation de la justice : cette stratégie consiste à faire de la justice un instrument orienté contre les hommes politiques anti–système. Une véritable justice des vainqueurs au service du grand palais.
Les tribunaux ressemblent à la justice populaire, d’où la notion de la présomption d’innocence est foulée au sol. L’absence d’un procès équitable est devenue monnaie courante uniquement pour satisfaire au plaisir du nouveau guide de la révolution. La paupérisation de la population : le premier rôle d’une dictature est d’appauvrir ses sujets pour mieux les manipuler et les soumettre à une fatalité impitoyable du respect de la volonté du chef. Il faut leur faire comprendre que le chef tient son pouvoir du décret divin et mérite respect et considération à vie. L’instauration de cette culture au sein de la majorité de la population et la répression sévère de quelques récalcitrants nous renvoient aux méthodes du PDG.
6 – L’enrichissement illicite de la classe dirigeante : sous la dictature, seuls les petits voleurs sont mis sous projecteurs, mais au sommet de l’État, le dictateur et ses lieutenants ont le droit de s’enrichir pour maintenir l’état de domination et de manipulation sur le bas peuple, contraint à la misère et à la mendicité honteuse.
Le nouveau régime du CNRD dompte le peuple très lâchement dans cette posture misérable pour exprimer sa suprématie sur celui-ci.
Il est grand temps que les Guinéens se donnent la main comme un seul homme pour empêcher le retour d’un régime PDG bis en plein 21ème siècle, pour sauver notre République de l’imposture d’une minorité au pouvoir en toute impunité.
Vive la République nous “vraincrons”
Hon Youssouf camara