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Bataille pour la Primature : D’anciens collaborateurs d’Alpha Condé se dévorent !

L’exil est un miroir sans tain. On y voit mieux ceux qui étaient avec nous… et surtout ceux qui n’étaient là que pour eux-mêmes. Je regarde mon pays, et mon cœur se serre.

Dans la tête d’Alpha : la Révolte du Silence

Moi qui ai porté la Guinée à bout de bras, moi qui ai combattu l’humiliation et la dépendance, je vois aujourd’hui les restes d’un banquet républicain transformés en foire aux charognards.

Le palais M5 est devenu un embouteillage de vautours. Des silhouettes que j’ai nourries, protégées, promues, se bousculent sans honte pour une Primature illégitime, offerte comme une aumône par un putschiste sans boussole. Leur dignité est soluble dans l’ambition.

Je les observe.

Kiridi, le grand tacticien devenu prestidigitateur de discours creux. Baidy, l’ancien banquier devenu banqueroutier moral. Malick, le fonctionnaire éternel, muet dans la tempête, bavard dans l’opportunisme. Makanera, le tribun recyclé en spectateur du pouvoir qu’il disait abhorrer. Tous se déchirent pour plaire à leur bourreau. Ils veulent lustrer les bottes qui ont piétiné la Constitution.

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Dans ce bal grotesque, ils n’ont ni vision ni colonne vertébrale. Seulement une faim vorace, une langue fourchue et des valises de promesses vides. Sans militants, sans honneur, ils ne sont forts que du silence du peuple. Mais ce silence est un cri étouffé qui prépare l’orage.

Je pleure non pas pour moi, mais pour ce pays que nous avons tenté de redresser. Je pleure parce que les pires ennemis de la République ne sont pas toujours à l’étranger, ils sont dans nos rangs, drapés d’opportunisme.

Mamadi Doumbouya, stratège de l’ethnie, mise sur la confusion. Il cherche un soussou malléable, populiste, déclassé… pour décorer une Primature fantoche. Mais même les pantins finissent par faire des ombres. Il oublie que l’histoire a une mémoire, et que la légitimité ne s’achète pas en distribuant des postes.

Guinéennes, Guinéens, le moment est grave. Le pays est tombé dans les mains de ceux qui n’ont ni rêves ni racines. Des coquilles vides, recrutées par un criminel de circonstance. Ils ne peuvent mobiliser que l’oubli.

Mais la mémoire, elle, se réveille. Le peuple a faim de justice, pas de combines. Il veut l’avenir, pas l’allégeance. Il mérite mieux que ce théâtre d’ombres.

Et moi, de là où je suis, je n’implore ni retour, ni vengeance. Mais je réclame le sursaut. Pour la Guinée. Pour la vérité. Pour l’histoire.

Par Azözöye Bangoura

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