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Grace accordée à Moussa Dadis: Permettre à un prisonnier de se soigner n’est pas une grâce présidentielle, c’est un droit.

Après avoir tué psychologiquement le capitaine Dadis Camara, en l’enfermant dans des conditions de détention dégradantes, sans hygiène, malgré les multiples alertes de ses avocats sur sa santé, voilà que vous brandissez une grâce présidentielle comme si elle effaçait l’humiliation.

Non. La justice ne se déguise pas en pitié.

Soigner un détenu est un devoir. Ce n’est ni un geste magnanime, ni une faveur politique. C’est la base des droits humains. C’est la responsabilité morale et légale d’un État.

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Mamadi Doumbouya ne libère pas Dadis. Il le relâche, brisé. Quand un homme est affaibli, vidé de sa dignité, ce n’est pas de la clémence qu’on lui offre, mais un ultime affront.

Marchander l’honneur d’un malade pour des calculs politiques, c’est faire preuve d’une cruauté inhumaine.

Oui, en vérité, Doumbouya est cruel.
Car il ne gouverne pas : il écrase.
Il ne dirige pas : il humilie.

Siba Beavogui, journaliste chevronné et révolté. 

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