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Fallou Doumbouya : “Tous les faits qualifiés d’enlèvement ou de disparition…font l’objet de procédures judiciaires régulières”

Le Parquet Général près la Cour d’Appel de Conakry a haussé le ton ce jeudi 4 décembre 2025 face aux dénonciations récurrentes liées aux cas d’enlèvement ou de disparition, « imputés » aux autorités.

Dans une note parvenue à nos confrères d’Africaguinee.com ce soir, le Procureur Général, Fallou Doumbouya, a lancé un avertissement solennel à l’opinion, soulignant que de telles allégations non prouvées « portent atteinte à la dignité des institutions de la République, troublent l’ordre public et participent à une campagne de désinformation dangereuse. »

Le Parquet Général pointe directement les plateformes numériques, accusées de propager des informations « calomnieuses et sans aucune base factuelle » imputant de graves actes d’enlèvement ou de disparition à l’autorité publique.

La Justice affirme traiter tous les dossiers

Le magistrat rassure sur le traitement des cas signalés, insistant sur le respect de la procédure. Le Parquet Général affirme aussi qu’aucun dossier d’enlèvement ou de disparition n’est ignoré.

« Le Parquet Général rappelle solennellement que tous les faits qualifiés d’enlèvement ou de disparition signalés dans son ressort font l’objet de procédures judiciaires régulières, soit devant les services de police judiciaire conformément à l’article 9 et suivants du Code de procédure pénale, soit devant les juridictions compétentes en application de l’article 38 et suivants du même Code. Aucun dossier n’a été ignoré ni classé sans suite », a martelé Fallou Doumbouya.

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Un rappel à la Loi

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Tout en rappelant le “cadre légal” qui protège les institutions de l’État contre les attaques en ligne, citant notamment la Constitution et la Loi L/2015/010/AN du 04 juin 2015, le Parquet Général menace de sévir. Fallou Doumbouya  prévient que l’ère de l’impunité pour les dérapages sur les réseaux sociaux est révolue. Il annonce des poursuites pénales contre les auteurs de ces publications.

Ces textes garantissent une protection légale renforcée des institutions de l’État et prohibent toute forme de calomnie, diffamation, injure publique, offense ou propagation de fausses nouvelles à travers les réseaux sociaux ou tout autre moyen de communication. En conséquence, toute personne qui, par propos, écrits, publications ou vidéos, se permettrait d’imputer à une autorité publique des faits criminels s’expose à des poursuites pénales pour calomnie, diffamation, injure publique, outrage ou propagation de fausses nouvelles, conformément aux dispositions du Code pénal et de la législation spéciale en vigueur », a-t-il mis en garde.

Liberté d’expression

Réaffirmant son attachement à  “la protection de l’image des autorités publiques, tant en Guinée qu’à l’international”, le Procureur Général Fallou Doumbouya appelle à la responsabilité individuelle.

Fallou Doumbouya

Tout en distinguant la “liberté d’expression”, un droit fondamental, de “l’atteinte aux institutions”, il prévient que toutes les infractions commises en ligne ou hors ligne à cet égard feront l’objet d’un traitement rigoureux.

« Le Parquet Général en appelle au sens de responsabilité de chacun. La liberté d’expression, garantie par la loi, ne saurait justifier la diffamation ni l’atteinte à la réputation des institutions de la République chargées d’assurer la stabilité, la sécurité et la justice dans notre pays », a averti Fallou Doumbouya qui affiche une volonté claire du Parquet Général de “riposter” judiciairement à ce qu’il considère comme des attaques calomnieuses contre la crédibilité de l’État.

Avec Africaguinee.com

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