À peine 32 % de participation réelle, soit 7 Guinéens sur 10 qui ont refusé de voter.
Le 21 septembre 2025, la Guinée a été convoquée pour adopter une nouvelle Constitution. Les chiffres officiels proclament une participation élevée, allant jusqu’à 70 ou 80 %. Mais la réalité, confirmée par un sondage national indépendant, est tout autre : à peine 32 % de participation réelle, soit 7 Guinéens sur 10 qui ont refusé de voter.
Cette abstention massive n’est pas un simple chiffre. Elle est un vote silencieux qui dépasse toutes les propagandes. Elle exprime un rejet catégorique du processus, une méfiance envers un pouvoir qui tente de se légitimer par la force et l’intimidation.
Dans toute démocratie digne de ce nom, un référendum avec un tel niveau d’abstention serait immédiatement considéré comme nul et non représentatif. L’absence de quorum dans la loi guinéenne ne saurait masquer l’essentiel : sans peuple, il n’y a pas de souveraineté. Sans légitimité populaire, il n’y a pas de Constitution valide.

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Pire encore, cette nouvelle Constitution contient elle-même les verrous de sa propre invalidité. Les articles 42 et 136 interdisent clairement la candidature de Mamadi Doumbouya. Ironie tragique : après avoir dépensé des millions pour imposer un texte contesté, le régime s’est piégé dans ses propres filets.
Face à cette mascarade électorale, nous, Guinée Liberté Solidarité (GLS), affirmons que ce référendum doit être annulé. La communauté nationale et internationale doit reconnaître que le peuple de Guinée a parlé, non pas dans les urnes, mais dans son refus d’y entrer.
L’histoire retiendra que ce 21 septembre 2025, les Guinéens ont choisi l’abstention comme arme pacifique pour dire NON à la dictature et au terrorisme d’État.
Il est temps d’écouter ce message et de restaurer la véritable souveraineté du peuple.
La rédaction