La Fédération Guinéenne de Football (FEGUIFOOT) est au centre d’une nouvelle polémique.
Depuis plusieurs semaines, de nombreux arbitres de Ligue 1 et Ligue 2 dénoncent le non-paiement de leurs primes, une situation qui fragilise le bon déroulement des compétitions nationales et suscite de vives critiques sur la gestion de l’instance fédérale.
Des retards qui s’accumulent
Les arbitres affirment que plusieurs journées de championnat n’ont toujours pas été réglées, malgré les engagements pris par la FEGUIFOOT. Certains évoquent des arriérés qui remontent à plus de deux mois, une situation qui alimente frustration et démotivation au sein du corps arbitral. « Nous assurons nos missions chaque week-end, mais nos primes n’arrivent jamais à temps. C’est un manque de considération », confie un arbitre sous anonymat.
Un risque pour la régularité des compétitions
Au-delà de la question sociale, ces retards de paiement menacent directement la régularité du championnat. Des menaces de boycott planent déjà sur certaines rencontres, ce qui pourrait créer des perturbations majeures dans le calendrier. Plusieurs clubs s’inquiètent de voir le championnat faussé par des conflits évitables.

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La responsabilité de la Fédération
Du côté de la FEGUIFOOT, aucune communication claire n’a été faite sur les raisons exactes de ces retards. Les explications avancées difficultés financières, manque de subventions ou lenteurs administratives peinent à convaincre. Pour de nombreux observateurs, ce nouvel épisode met en lumière des faiblesses récurrentes de gouvernance au sein de la Fédération.
Une image ternie
Alors que le football guinéen tente de regagner en crédibilité sur la scène africaine, ce différend autour des arbitres projette une image négative de son organisation interne. L’absence de transparence et le non-respect des engagements contractuels renforcent la perception d’une fédération incapable de gérer efficacement ses responsabilités.
Affaire à suivre…
Par Azözöye Bangoura