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Floraison de la malédiction Doumbouya: Black M, frappé par l’ombre du malheur de Simandou 2040, tombe dans le collimateur de la police Ivoirienne !

Quand l’ombre du Simandou 2040 se propage au-delà des frontières guinéennes, même les étoiles de la musique n’échappent pas à la malédiction. Le rappeur franco-guinéen Black M, idole de toute une génération, se retrouve épinglé par la police ivoirienne pour un acte d’incivisme routier. Un simple téléphone au volant devient ainsi le miroir grossissant d’une époque où les symboles vacillent et où la dérive putschiste contamine jusqu’aux esprits libres.

À Abidjan, une vidéo devenue virale montre Black M, téléphone à la main, volant dans l’autre, pris en flagrant délit de distraction en pleine conduite. L’acte pourrait paraître banal dans un monde saturé d’écrans, mais ici il devient symptôme. Symbole d’une génération qui roule entre deux mondes : celui de la gloire et celui du vide.

La Direction générale des transports terrestres et de la circulation (DGTT) ne s’est pas privée de rappeler le décret interdisant l’usage du portable au volant. Et dans le communiqué, c’est moins le conducteur qu’on interpelle que l’icône, l’artiste adulé, celui dont chaque geste devient modèle pour des milliers de jeunes.

Quand le sort de Simandou poursuit ses fils. Le parallèle est saisissant. Comme Mamadi Doumbouya, rattrapé par ses propres contradictions, Black M se retrouve pris dans une spirale où l’image publique vacille. Le premier a fait de Simandou 2040 un tombeau de promesses sacrifiées, le second voit son aura entachée par un simple instant d’inattention. Deux destins différents mais liés par une même malédiction : celle de la faute exhibée en place publique, qui devient parabole nationale.

Dans la tradition, on dit :« Quand le baobab s’effondre, même les oiseaux de passage en ressentent la poussière. » Ainsi, le chaos de la Guinée post-putsch déborde ses frontières, frappant symboliquement ses enfants, qu’ils soient généraux ou musiciens.

L’incivisme comme miroir d’un pays. Le communiqué ivoirien insiste : Black M est convoqué devant la Commission spéciale de suspension et de retrait du permis de conduire. Derrière la procédure administrative, se cache une leçon politique : personne n’est au-dessus de la règle. Pas même celui qui, par sa voix, a longtemps porté les espoirs d’une diaspora.

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Cette affaire résonne comme une métaphore : quand un peuple est dirigé par l’incivisme institutionnalisé d’une junte, ses figures les plus brillantes se laissent happer par la banalisation du désordre.

« Celui qui roule les yeux rivés sur son téléphone finira dans le fossé, comme celui qui gouverne les yeux fixés sur ses armes. »

Ce n’est pas seulement Black M qui est jugé ici. C’est toute une jeunesse qui se voit rappeler à l’ordre. Une jeunesse qui a cru aux promesses d’un avenir lumineux mais qui se retrouve happée par l’ombre du malheur. L’artiste aurait pu incarner la liberté, la vigilance, la responsabilité ; il a choisi un instant d’égarement.

De la Guinée à la Côte d’Ivoire, le message est clair : « Le malheur ne s’arrête pas aux frontières, il suit ceux qui ferment les yeux sur leur route. »

L’affaire Black M n’est pas un fait divers. Elle est une parabole de notre époque, une illustration de cette floraison de malédictions qui naissent de Simandou 2040 et s’étendent sur la jeunesse guinéenne. Comme Doumbouya, l’artiste se retrouve happé par l’ombre d’un système qui banalise le danger.

Mais il n’est pas trop tard : la convocation de Black M peut devenir une chance, un rappel que la célébrité n’exonère pas de la responsabilité. Et qu’à force de rouler en fermant les yeux, on finit toujours par s’écraser contre le mur de la réalité.

Par Siba Beavogui 

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