Forcing d’une candidature illégale et illégitime : La Guinée sera ingouvernable jusqu’à la destruction du CNRD
Celui qui règne par les armes périra par les armes!
La Guinée est aujourd’hui placée devant une vérité implacable : aucune dictature née d’un coup de force n’a jamais résisté à l’épreuve du temps. L’illusion de puissance, entretenue par les armes, finit toujours par se briser contre la volonté inébranlable des peuples. Le CNRD, en forçant une candidature illégale et illégitime, ne signe pas une victoire : il scelle sa propre perte.
Le temps des dictateurs est compté
Chaque pouvoir a son temps, mais jamais pour toujours. Les dictateurs brillent comme des météores : ils surgissent dans la violence et l’arrogance, mais disparaissent dans la honte et le sang. L’histoire africaine, proche comme lointaine, regorge d’exemples qui confirment cette loi de fer.
• Moussa Traoré, qui avait gouverné le Mali d’une main de fer pendant 23 ans après son coup d’État de 1968, a fini chassé par un soulèvement populaire et une mutinerie militaire en 1991. Le « général-président » avait cru éterniser son pouvoir ; il a été humilié par ses propres soldats et condamné par la justice de son peuple.
• Samuel Doe, le sergent libérien qui prit le pouvoir en 1980 après avoir renversé William Tolbert, s’était autoproclamé président. Mais il fut rattrapé par ses crimes : en 1990, capturé par les rebelles de Prince Johnson, il a été torturé devant les caméras et exécuté, victime de cette violence qu’il avait lui-même semée.
• Blaise Compaoré, qui avait trahi et assassiné son frère d’armes Thomas Sankara en 1987, croyait son pouvoir indestructible. Pendant 27 ans, il a régné grâce aux réseaux militaires et au soutien de la France. Mais en 2014, quand il a voulu forcer une nouvelle révision constitutionnelle pour s’accrocher au fauteuil présidentiel, le peuple burkinabè est descendu dans la rue. Les flammes de l’insurrection populaire ont balayé son régime en quelques jours, l’obligeant à fuir comme un fugitif.
• Mouammar Kadhafi, le « Guide de la révolution » libyen, avait cru s’installer éternellement, auréolé de son pétrole et de ses gardes prétoriennes. Mais en 2011, le soulèvement populaire appuyé par une coalition internationale l’a fait tomber. Lui aussi a fini lynché dans son fief de Syrte, après avoir brandi les armes contre son propre peuple.
La leçon est constante : celui qui règne par les armes périt par les armes.
Le sang appelle le sang
En Guinée, les crimes du CNRD sont déjà inscrits dans la mémoire collective. Les morts des 400 jeunes de la Forêt, exécutés lors de la mascarade de la mamaya imposée pour célébrer la candidature de Doumbouya, ne seront pas effacés par les communiqués officiels ni les mises en scène télévisées. Chaque balle tirée sur un innocent creuse la tombe du régime.
L’histoire nous enseigne que le sang versé n’appelle jamais l’oubli, mais la vengeance ou la justice. En tuant, en humiliant, en écrasant les siens, le CNRD nourrit le feu de sa propre fin.
Une Guinée condamnée à l’ingouvernabilité
En forçant une candidature illégale et illégitime, le CNRD condamne la Guinée à l’ingouvernabilité. Car aucun peuple n’accepte éternellement la confiscation de sa souveraineté.

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La rue, les campagnes, les diasporas : toutes les forces vives se lèveront contre l’imposture. Les barrages se multiplieront, les grèves se durciront, les institutions se videront de leur substance. Un pouvoir sans légitimité ne gouverne pas : il survit, assiégé de toutes parts, en sursis permanent.
Comme Compaoré hier, comme Traoré, comme Doe, comme tant d’autres, Doumbouya et son clan découvriront qu’un régime imposé contre la volonté populaire est un colosse aux pieds d’argile.
La loi universelle des peuples
Il existe une loi universelle que ni la force ni la propagande ne peuvent abolir : le pouvoir appartient aux peuples. Les armes peuvent conquérir un palais, elles ne conquièrent jamais la légitimité. La peur peut durer quelques mois ou quelques années, mais elle s’efface toujours devant la colère d’un peuple debout.
Le CNRD peut multiplier les manœuvres, les arrestations, les mascarades électorales. Mais son sort est déjà tracé. Comme ses prédécesseurs, il périra de la même logique qu’il a imposée : la loi du sang, la dictature des armes.
Conclusion
La Guinée sera ingouvernable tant que perdurera cette imposture. Mais ce chaos n’est pas une fatalité : il est le prélude d’un renouveau. Car chaque dictature détruite laisse place, tôt ou tard, à une nouvelle espérance.
Et lorsque viendra l’heure du jugement, la Guinée inscrira Doumbouya et son CNRD dans la longue liste des régimes éphémères, nés du bruit des armes et morts du fracas des révoltes.
Qui sème le vent récolte la tempête. Le CNRD a semé la mort : il récoltera la chute.
Par le chasseur de vérité