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Calendrier électoral de dupe : RPG – UFDG suspendus pour 90 jours, une braise criminelle qui risque de brûler la Guinée !

Il est temps de mettre fin aux langues de bois, aux compromissions stériles et aux faux-semblants qui cherchent à désigner des responsabilités imaginaires dans le chaos qui ronge aujourd’hui la Guinée.

Contrairement à Alpha Condé, dont le pouvoir fut émaillé de contestations permanentes et de centaines de manifestations, le putschiste du 5 septembre, Mamadi Doumbouya, a bénéficié d’un climat politique inédit : un environnement courtois, où les forces politiques ont privilégié le dialogue et la cohabitation plutôt que l’affrontement. Cette ouverture, qui aurait dû permettre une transition apaisée, il l’a piétinée.

Au lieu d’honorer ce geste de bonne volonté, il a choisi la voie de la brutalité. Il a violenté ceux qui avaient accepté de composer avec lui. Et aujourd’hui, il franchit un nouveau cap : détruire leur vie, effacer leurs partis politiques, et en un mot imposer au peuple de Guinée une dictature sanglante.

Le pays n’a pas besoin de nouvelles chaînes. Il a besoin d’une République. Mais Doumbouya, héritier de la trahison du 5 septembre, veut transformer la patience des Guinéens en soumission, et leur dignité en silence.

Le rideau est tombé, et le mensonge ne peut plus se cacher derrière les fanfares diplomatiques. Pendant que tintamarre, slogans et caravanes de marchands de paix se déploient au nom d’un “retour apaisé et inclusif à l’ordre constitutionnel”, la réalité se révèle avec brutalité.

La suspension pour 90 jours des deux principales forces politiques du pays, le RPG et l’UFDG, n’est pas une simple mesure administrative. C’est une braise criminelle jetée sur un terrain déjà asséché par la méfiance et les rancunes. C’est le signe éclatant que le putschiste ne cherche pas la réconciliation nationale, mais la confiscation du destin républicain.

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À moins d’avoir la mauvaise foi chevillée au corps, nul ne peut nier que cette décision sonne comme un aveu. Elle met à nu une stratégie de déstabilisation volontaire, un calcul froid destiné à briser le jeu démocratique et à neutraliser l’alternance.

La Guinée s’est construite sur la douleur, sur le refus de la soumission et sur l’exigence de dignité. Faire taire les voix majeures de l’opposition, c’est jeter le pays dans une spirale dangereuse. C’est semer aujourd’hui les cendres qui embraseront demain la maison commune.

Alors, allez dire aux religieux, aux prêcheurs de paix et aux faiseurs d’illusion de cesser de tourner autour du pot. Qu’ils osent enfin nommer le vrai et unique coupable : Mamadi Doumbouya.

Car l’histoire ne retiendra pas leurs sermons équivoques, leurs prières diluées ni leurs appels creux à une paix sans justice. L’histoire retiendra leur silence. Elle retiendra qu’ils ont détourné le regard alors que le sang coulait. Elle retiendra qu’ils ont préféré condamner les victimes plutôt que d’indexer le bourreau.

Et qu’ils le sachent bien : si aujourd’hui ils refusent de dire la vérité, demain, la mémoire collective inscrira leurs noms dans la liste de ceux qui furent complices, par lâcheté, par calcul ou par compromission.

La paix ne naît pas des incantations mais du courage. Et en Guinée, ce courage consiste à appeler le mal par son nom, à dire que le chaos, la dictature et la destruction de la République portent une signature : celle du putschiste du 5 septembre.

Par Siba Beavogui 

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