Camara Djenab Touré : La porte-flingue du putschiste Doumbouya, brasier en main, prête à embraser la Guinée
Directrice générale des élections ou directrice générale de l’explosion nationale ?
Derrière le sourire technocratique et la façade d’experte électorale, se cache aujourd’hui une figure centrale du dispositif de chaos savamment orchestré par le putschiste Mamadi Doumbouya. Camara Djenab Touré, récemment propulsée à la tête de la Direction Générale des Élections (DGE), incarne le choix de l’effondrement.
Car il y a des nominations qui sonnent comme des blasphèmes. Celle-ci en est un.
La pyromane du processus électoral
Avec son bagage impressionnant en ingénierie électorale, Djenab Touré aurait pu être un atout pour une république en quête de crédibilité démocratique. Mais l’histoire retiendra qu’elle a préféré mettre son expertise au service d’un criminel de la République, d’un ex-légionnaire devenu bourreau national, responsable de la mort de plus de 800 citoyens.
La DGE qu’elle dirige désormais n’est pas une institution. C’est une dynamite, un engin téléguidé pour enterrer la souveraineté populaire sous une montagne de fraudes, d’exclusions, de tripatouillages et de mensonges d’État.

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Le visage de la servitude volontaire
On pourrait croire à une simple nomination technocratique. Mais non. Ce n’est pas le hasard qui a conduit ce profil “pointu” à ce poste stratégique. C’est un choix parfaitement assumé : celui de la complicité lucide. Car il faut une main expérimentée pour maquiller une mascarade électorale, pour transformer une opération de confiscation du pouvoir en simulacre de légitimité.
Djenab Touré devient ainsi la pièce maîtresse du puzzle de guerre politique que Mamadi Doumbouya assemble jour après jour. Elle est l’architecte d’un chaos à venir, la prêtresse administrative d’une élection de l’apocalypse.
Responsable du crime à venir
L’histoire ne pardonnera pas. Elle notera qu’à l’instant où la Guinée vacillait entre résurrection et ruine, Camara Djenab Touré a choisi la voie du pire. Elle a accepté de devenir la main gantée du dictateur, de signer de son nom les décrets du mensonge, de certifier l’inacceptable.
Ceux qui brûlent les bulletins finissent toujours par brûler le pays. Et ceux qui organisent les élections frauduleuses finissent toujours par creuser les fosses communes de la République.
Le compte à rebours est lancé.
Par Siba Beavogui