Si Souleymane Souza était sincère, il aurait eu le courage de dénoncer, sans détour, la volonté manifeste du putschiste Mamadi Doumbouya d’éliminer son leader. Au lieu de cela, il préfère créer une diversion grossière en accusant Alpha Condé d’un crime qu’il n’a jamais commis.
La récente déclaration de Souleymane Souza, présenté comme conseiller en communication du président Cellou Dalein Diallo, affirmant qu’il y aurait eu une tentative d’assassinat ou de kidnapping orchestrée par Alpha Condé contre le leader de l’UFDG, est non seulement fausse, mais indigne d’un acteur politique sérieux.
Oui, sous Alpha Condé, il y a eu des manifestations réprimées. Oui, des vies ont été perdues. Mais jamais, à aucun moment, Cellou Dalein n’a été la cible d’un assassinat ni d’un enlèvement commandité par le régime en place. À l’époque, malgré la tension politique, l’UFDG organisait librement ses manifestations, tenait ses assemblées, et Cellou Dalein circulait en homme politique respecté, même par ses adversaires.
Souleymane Souza ment. Cellou Dalein n’a jamais été contraint à l’exil ni placé en asile politique sous Alpha Condé. Il est honteux de manipuler les faits, surtout dans un contexte aussi grave que celui que vit aujourd’hui la Guinée.

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Il faut être d’une malhonnêteté abyssale pour comparer la gouvernance – contestable certes – d’un régime civil élu, à la tyrannie militaire d’un putschiste sanguinaire comme Mamadi Doumbouya. Confondre les deux, c’est non seulement insulter l’intelligence des citoyens, mais aussi banaliser les crimes actuels commis sous la transition illégitime.
Cette posture de compromission stratégique, de réécriture opportuniste de l’histoire, nous éloigne de l’objectif ultime : le retour à l’ordre constitutionnel. C’est en défendant la vérité, même inconfortable, que l’on construit une opposition crédible.
L’amnésie volontaire ne servira jamais la démocratie.
Avec Siba Beavogui