Les infos à la source

Commission des Arbitres : Il est temps de tourner la page Aboubacar Mario Bangoura

Le football guinéen mérite mieux. Mieux que l’amateurisme. Mieux que la complaisance. Mieux que l’arbitraire. Il mérite de l’intégrité, de la compétence et du respect pour ses acteurs. Pourtant, sous la houlette d’Aboubacar Mario Bangoura et de ses acolytes à la Commission des Arbitres (CA), c’est une tout autre partition qui est jouée : celle du sabotage en bande organisée.

Alors que la présidence de Bouba Sampil multiplie les faux pas à la tête de la FGF, la situation au sein de la Commission des Arbitres met cruellement en lumière un système verrouillé, vicié, gangrené. La CA est aujourd’hui synonyme de harcèlement, de clientélisme, de règlements de comptes personnels et d’atteintes à la déontologie. Un arbitre a récemment osé briser le silence sur les pratiques abusives dont il a été victime. Il n’est que la partie visible d’un iceberg nauséabond.

L’arbitrage guinéen pris en otage

Comment expliquer que des arbitres de district soient préférés à des arbitres FIFA pour des matchs de Ligue 1 à fort enjeu ? Comment justifier que des arbitres compétents soient écartés au profit de protégés sans envergure ? Parce que Mario et sa clique ne cherchent pas la qualité, mais la soumission.

Loin d’aligner la Guinée sur les standards internationaux, ils installent un système féodal où l’arbitrage est un territoire de chasse privée. La médiocrité y est récompensée, l’excellence y est punie.

Harcèlement sexuel et détournement : les accusations de trop

- Advertisement -

- Advertisement -

Plus grave encore, des voix internes accusent Mario Bangoura et certains membres de la CA de harcèlement sexuel à l’encontre de jeunes arbitres féminines. Une honte absolue, dans un pays qui peine déjà à protéger ses femmes dans les structures sportives.

À cela s’ajoutent des accusations de détournement de fonds destinés aux arbitres, qu’ils s’approprieraient en toute impunité. La coupe est pleine.

Changer ou trahir le football guinéen

Aujourd’hui, maintenir Mario Bangoura et son groupe à la tête de la Commission des Arbitres relèverait de la trahison pure et simple envers les supporters, les clubs, les joueurs et les arbitres qui aspirent à un football propre, ambitieux et respecté.

L’arbitrage guinéen est malade. Et tant que ceux qui le dirigent continueront d’étouffer les talents au profit de leurs intérêts personnels, le football guinéen restera dans les bas-fonds du continent.

Le temps est venu d’une rupture. Le temps est venu d’un assainissement. Le temps est venu de dire non à Mario, non à l’humiliation continue de notre football, et oui à une nouvelle génération d’arbitres libres, compétents et fiers de porter le sifflet guinéen.

Par Azözöye B.

A lire aussi