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Le Rituel du Silence – Entre sorcellerie politique et le spectre de la domination!

Jamais vue dans une investiture. Pourquoi lui ? Pourquoi pas Kagame ? Qu’est-ce qui se cache derrière ce scénario de la honte ?

Dans les manuels diplomatiques et les rites républicains, l’investiture d’un chef d’État est codifiée : hymne national, serment devant la Constitution, discours d’unité.

Mais ce que le monde a vu lors de cette cérémonie — une torche sans flamme remise à un putschiste — n’a rien d’un acte d’État classique. C’est un théâtre mystique, une scénographie troublante, un rituel opaque chargé de symboles ésotériques.

Une torche sans feu, symbole inversé

Le feu, dans toutes les cultures humaines, est synonyme de vie, de vérité, de lumière, de purification, d’espérance. Une torche enflammée représente l’élan, la clarté, la continuité.

Mais ici, la torche est éteinte. Une torche morte, transmise en grande pompe, glorifiée, exhibée comme une relique sacrée. C’est une négation du feu. Une inversion symbolique qui évoque l’occultisme, la magie noire, voire un pacte obscur.

Dans certaines traditions africaines, remettre un objet sacré sans son essence vivante (ici le feu) est un acte mystique qui lie celui qui donne à celui qui reçoit. C’est un transfert de pouvoir occulte, de soumission invisible. Une intrusion du sacré noir dans le cérémonial politique.

Un stade, des ovations, un peuple hypnotisé

L’image du putschiste brandissant cette torche dans un stade, tel un athlète olympique, est glaçante.

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On ne célèbre pas une élection. On ne sanctifie pas un mandat populaire. On consacre un règne mystique.

Comme dans une cérémonie initiatique, le peuple est mis en position d’adorateur passif. Les caméras filment, les notables acclament. Et l’Histoire se tait.

Pourquoi lui ? Pourquoi ce rite ? Pourquoi maintenant ?

Pourquoi cette scène ne s’est-elle pas produite pour d’autres chefs d’État plus légitimes comme Paul Kagamé, modèle d’ordre et de discipline en Afrique ?

Pourquoi ce cérémonial sorcier pour un homme issu d’un coup d’État, sans ancrage électoral, sans vision républicaine, sans légitimité populaire ?

Parce que le message n’est pas politique. Il est symbolique. Mystique. Codé.

Ce que nous avons vu est l’acte final d’une capture spirituelle de l’État.
Une mise en scène ésotérique qui cherche à enraciner le pouvoir du CNRD dans le registre de la peur, du sacré, du non-dit, là où la critique ne peut pas pénétrer, où la démocratie devient impuissante.

Un scénario de la honte

Ce qui aurait dû être une page d’unité et d’espoir est devenu une farce sacrificielle, une insulte à la République, une gifle aux peuples qui rêvent de dignité.

Le silence de l’élite, la complicité des figures médiatiques, et l’enthousiasme de certains dignitaires présents sur les lieux complètent ce rituel de compromission collective.

Siba Beavogui

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