Ousmane Gaoual une bouche pleine de slogans, un cœur vide de loyauté.
Il est de ces hommes qui naissent dans l’ombre et y prospèrent, se gorgeant des miettes tombées des tables qu’ils prétendent un jour renverser. Ousmane Gaoual Diallo est de ceux-là : un rejeton du bitume, échappé par miracle des bas-fonds d’un ghetto parisien, et que le hasard ou la bonté naïve de Cellou Dalein Diallo avait hissé jusqu’aux premières marches du destin.
Mais chez certains, la nature est plus forte que le destin. L’instinct du caniveau l’emporte toujours sur l’appel des hauteurs.
Au lieu de se hausser jusqu’à la grandeur de ceux qui l’ont tendu la main, Ousmane Gaoual s’est retourné contre eux, comme le chien retourne mordre la main qui l’a nourri.
Son ascension fut bâtie sur le fracas des mots, sur des cris de lutte et de justice empruntés aux cœurs sincères qu’il a trahis dès que l’odeur de l’opportunisme lui a chatouillé les narines.
Hier dénonciateur zélé d’un troisième mandat légitime, aujourd’hui thuriféraire servile d’un putschiste dégoulinant du sang des innocents, il incarne la déchéance la plus infâme : celle d’un homme qui a prostitué l’idée même de résistance pour satisfaire sa fringale de pouvoir.
Son « CV » n’est qu’un mausolée d’illusions : quelques titres gonflés d’orgueil, quelques stages maquillés en diplômes, quelques heures d’antenne travesties en crédibilité. Ousmane Gaoual est l’illustration vivante qu’il suffit de crier plus fort que les autres pour tromper un peuple en quête de sauveurs.
Depuis qu’il a troqué la parole libre contre les chaînes dorées de la trahison, sa gestion n’est qu’un océan d’incurie, de corruption, de promesses trahies et de dignités vendues.
Il n’a pas changé de camp pour servir une cause ; il a changé de camp pour mieux vendre son âme.
Qu’on ne vienne pas chercher chez lui une fidélité quelconque : il n’a pour maîtres que ses appétits, et pour patrie que ses intérêts. Car il faut être singulièrement dévoyé pour combattre un président élu au nom de la démocratie, puis adouber sans vergogne un tyran couvert de sang.

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Ousmane Gaoual : sauvé des égouts par Cellou, il a préféré y retourner plutôt que d’apprendre à marcher au soleil.
Ce sont des êtres qui, même élevés, demeurent rivés à leur petitesse. Car ceux qui n’ont jamais porté que des haillons d’idées sont toujours mal à l’aise dans les habits de l’honneur.
Les traîtres sont ce qu’ils sont : un serpent ne mord pas parce qu’il a faim ; il mord parce que c’est sa nature.
Ousmane Gaoual n’est pas un homme politique : il est une caricature tragique, un de ces épouvantails que l’Histoire plante au bord des chemins pour rappeler ce que devient un peuple quand il confond l’agitation avec le courage, l’insulte avec la pensée, la trahison avec la stratégie.
Il pète, en effet, bien au-dessous de la hauteur de ses fesses, et croit pourtant que son vacarme déplacé ébranle les colonnes du temple. Il n’est que le vent fétide d’une époque malade, où les traîtres se rêvent héros et où les lâches s’imaginent légendes.
Dans les couloirs de l’Histoire, les traîtres passent sans laisser d’écho, si ce n’est celui du mépris. Voilà ce que devient Ousmane Gaoual Diallo, ce petit usurpateur de révoltes.
Un traître est toujours nu, même drapé dans la toge du pouvoir. “La trahison n’élève jamais les petits hommes ; elle ne fait que mieux dévoiler leur petitesse.” “Quand les chiens trahissent, ils n’obtiennent pas des couronnes, seulement des os plus dorés.” “Celui qui vend son âme pour un plat de pouvoir ne reçoit jamais que des miettes et l’oubli.” “Les traîtres croient écrire leur légende, mais l’Histoire ne leur réserve qu’une note de bas de page : “Indignité.”
Le scorpion peut changer de peau, mais jamais de venin.”
Le Chasseur de Vérité