Il était aux alentours de 15 heures, ce samedi à Mamou, quand le ciel lui-même se froissa sous l’indignation divine. Dans un air alourdi par la propagande et les chants de l’imposture, la nature, dans un sursaut d’honneur, a déclenché son offensive.
Comme jadis à Macenta, lorsque les forces spéciales des abeilles avaient terrassé les rebelles de Charles Taylor, une unité d’élite spirituelle, surgie du monde invisible, a réactivé l’opération ultime : l’expulsion du démon putschiste.
Dans une lumière crue, sous un ciel infesté de mensonges, elles sont apparues :
• Des colonnes noires tourbillonnant dans les airs,
• Un bourdonnement épais, tel un tambour de guerre céleste,
• Une onde de choc traversant la foule ivre de fausse allégeance.
Les abeilles de Guinée, messagères du Très-Haut, ont brisé l’illusion. Elles ont fondu sur les imposteurs comme des éclairs de justice. Elles ont frappé sans haine mais avec la froideur implacable des décrets divins.
La scène de propagande s’est transformée en un champ de déroute :
• Les chants se sont mués en cris,
• Les danses en fuites désordonnées,
• Les sourires factices en grimaces de terreur.
Les filles des collines se sont évanouies, les vauriens de la dictature ont perdu contenance, et même les chiens de garde de la tyrannie ont fui, mordus par l’invisible.Car la nature avait repris ses droits.

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Le temps de la vérité était arrivé.
Même après le départ de la délégation officielle, les spasmes de la peur ont continué de secouer la foule. Trois ambulances, hurlant comme des pleureuses mécaniques, ont emporté les âmes frappées.
Les esprits, eux, savaient : ce n’était pas un accident. C’était l’ordre supérieur, l’ordre ancien, l’ordre que nul dictateur ne peut défier sans payer le prix.
À Mamou, ce jour-là, le tribunal de la nature a siégé, et les abeilles, juges ailés, ont livré leur verdict : Non à la candidature de Lucifer Doumbouya !
Non à la profanation de la terre de Guinée par les mains du mal !
Siba Beavogui