Il fut un temps où la presse était le dernier rempart contre le mensonge. Aujourd’hui, à Kankan, elle devient la première arme de la propagande. À vendre. À louer. À manipuler.
Un collectif grotesque, baptisé avec cynisme “Collectif des Journalistes Professionnels pour la Promotion des Acquis du CNRD”, vient de voir le jour. Leur mission ?
Redorer l’image d’un régime militaire qui assassine l’espoir à coups de kalachnikovs… et achète les consciences à coups de liasses.
Je suis journaliste. Je suis né ici. Et je refuse que mon métier soit souillé par des collègues devenus complices d’un pouvoir putschiste. Je refuse que la presse devienne le perroquet d’un criminel qui tient le pays par la peur, la faim et la fausse paix.
Ce collectif n’a rien de professionnel. C’est une cellule de propagande montée dans un salon feutré, arrosée par des enveloppes grasses.
Ils parlent au nom de “tous les journalistes de Kankan” ?
Mensonge. Manipulation. Insulte.

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C’est pourquoi je salue avec force le communiqué courageux de l’AJRK et du SPPG, qui dénoncent sans détour cette mascarade.
Ils ont dit non à l’indignité. Non à la manipulation. Car oui, le journalisme repose sur des principes : indépendance, vérité, éthique.
Mais voyez comment le CNRD les piétine tous.
Un régime qui n’a plus d’arguments, qui n’a plus la confiance du peuple, achète des micros comme il achèterait des armes.
Je ne me tairai pas. Je ne vendrai pas ma plume. Je ne ferai pas l’éloge d’un régime qui a trahi la Guinée en la prenant en otage depuis le 5 septembre 2021.
Journalistes complices, sachez-le : Chaque phrase que vous prononcez pour défendre ce régime, chaque mensonge que vous diffusez, chaque silence que vous entretenez, vous condamne. L’histoire retiendra vos noms non pas comme des journalistes… mais comme des traîtres.
Guineefutur.info vous propose ci-dessous l’intégralité de ce communiqué conjoint de l’AJRK et le SPPG.

Par un journaliste révolté de Kankan