Depuis ce matin, ils nous embrouillent avec des photos retouchées à la sauce IA. Un sourire bien placé, des décors dorés, une posture soigneusement étudiée…Mais ne vous y trompez pas. Derrière ce visage d’ange se cache le chaos.
Cette mise en scène n’est rien d’autre qu’un shooting stratégique, réalisé pendant une opération d’enrôlement biométrique destinée à gonfler un fichier électoral aussi partial que truqué.
Ce n’est pas un acte citoyen.
C’est la première manœuvre d’un putschiste qui rêve de légitimer l’illégitime. Mais l’histoire ne s’écrit pas avec des caméras, encore moins avec de la poudre aux yeux.
Tu peux manipuler des pixels, mais pas les consciences. Tu peux forcer ta candidature, mais pas l’adhésion d’un peuple meurtri.
Tu peux intimider, mais tu ne fais pas peur. Tu peux te pavaner, mais tu n’es ni le plus méritant, ni le plus craint, ni le plus respecté. Tu n’es rien.
L’illusion d’un pouvoir en quête de légitimité Opération de séduction ratée.
Une belle photo n’efface pas un lourd passé. Tu peux t’habiller de camouflage et te forcer un sourire devant les caméras, mais l’habit ne fait pas le moine.

Ce ne sont pas les filtres ni les mises en scène orchestrées qui blanchiront les crimes, ni embelliront ton âme. La vérité, elle, ne se maquille pas.Tu n’es pas une option. Tu es un danger.

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On ne tue pas des innocents pour ensuite demander l’amour d’un peuple meurtri.
On ne piétine pas la démocratie pour s’imposer en sauveur.
Ta candidature n’est ni légale, ni légitime.
Elle incarne le chaos, la peur, et l’aveuglement d’un homme qui croit pouvoir effacer l’histoire par la propagande. Tu ne contrôles rien.
L’élite de l’armée guinéenne – ces 2000 hommes aguerris, silencieux mais lucides n’a pas attendu ton aventure de légionnaire pour apprendre à mourir dignement.
Leur loyauté ne s’achète pas avec des médailles creuses ou des fauteuils dorés. Et leur silence n’est pas une soumission : c’est la tempête qui se prépare. La Guinée n’est pas un terrain de jeu.
Ta boulimie de pouvoir te coûtera plus que de la sueur : elle te coûtera la confiance, le respect et bientôt, la place.Tu n’es qu’un bruit de bottes dans un palais trop grand pour toi.

Le peuple observe. Et il n’oublie rien.
L’eau tiède finit toujours par bouillir. Et quand elle déborde, ce n’est pas avec des bulletins de vote truqués ni des uniformes bien repassés qu’on arrête une nation debout.
Par Siba Beavogui, Journaliste-Analyste politique