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2026, l’année de la rigueur… ou celle de la médiocrité d’État

Dans son adresse à la nation du 4 janvier, le président Mamadi Doumbouya a proclamé que « 2026 sera une année de travail et de rigueur ». Une formule bien rodée, applaudie par les fidèles du régime. Mais derrière ces mots, une réalité brutale s’impose : l’administration guinéenne est aujourd’hui noyautée par des médiocres, des incompétents patentés et des faux diplômés propulsés aux responsabilités depuis le 5 septembre 2021.

Peut-on sérieusement parler de travail et de rigueur en maintenant aux commandes de l’État des profils sans compétences, parfois sans qualifications réelles, mais protégés par le clientélisme, la loyauté de circonstance ou l’appartenance aux cercles du pouvoir ?

Tant que cette question ne sera pas affrontée de front, la « rigueur » restera un slogan creux et le « travail » une promesse sans lendemain.

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Le véritable chantier du président Doumbouya n’est ni rhétorique ni symbolique. Il est administratif et moral. Il s’appelle assainissement, audit généralisé des diplômes, évaluation des compétences et éviction sans état d’âme des imposteurs.

À défaut, 2026 ne sera pas l’année de la rigueur, mais celle de la consolidation de la médiocrité d’État.

Par Azözöye Bangoura 

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