La lettre de suspension du congrès de l’UFDG par le ministre du MATD est la concrétisation d’une conspiration politique d’État contre la plus grande formation politique de la Guinée (UFDG) qui a peu près 50 % de l’électorat guinéen, et cela risquerait d’entraîner notre pays dans une instabilité politique sans précédent.
Cette décision avait été précédée par celle de la justice en mois de Mai dernier intimant l’UFDG la suspension de son congrès du mois de mai. Dans ce jeu dangereux, on sent l’instrumentalisation des institutions de l’État et parfois dans une flagrante contradiction et violation des lois de la République.
En réalité l’ordre vient du sommet de l’État malgré la prise en otage de tout le processus électoral et la manipulation des institutions de la transition. Le régime du CNRD vient d’utiliser sa dernière carte, celle d’exclure l’opposant le plus populaire par le refus de son enrôlement du fichier électoral, mais aussi en décidant de suspendre son parti politique par le blocage de son processus de renouvellement de ses instances (Congrès).
C’est ridicule de voir le ministre général Ibrahima Condé exiger le dialogue et l’intégration obligatoire d’Ousmane Gaoual Diallo alors que depuis le début de la transition eux-mêmes n’ont jamais été capables de réussir un seul cadre de dialogue, à plus forte raison de faire intégrer les partis politiques majeurs au processus de retour à l’ordre constitutionnel. C’est l’hôpital qui se moque de la charité, si l’UFDG cède à ce chantage, elle aurait tombé dans le piège du pouvoir.
Depuis le début de cette transition le régime militaire a pour seule obsession la mise à l’écart des partis les plus représentatifs notamment l’UFDG, ce complot est tellement transparent que même un gamin de 5 ans peut detecter.

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Nous mettons en garde le régime militaire que cette conspiration ne passera pas. Depuis quand un ministre doit s’occuper de la cuisine interne d’un parti politique ? Nous rappelons que l’organisation du congrès n’est pas obligatoire et ne conditionne en aucun cas la participation d’un parti politique à un processus.
Au mois de mars dernier, sur les dizaines de partis politiques autorisés à poursuivre leurs activités, 90 % d’entre eux n’ont pas tenu de congrès et la plupart sont favorables à la candidature du général Doumbouya.
Le destin du parti se trouve entre les mains de ses responsables et de sa base politique. Tout recul face à cette imposture est une capitulation irréversible qui nous éloignerait de la conquête du pouvoir suprême de l’État.
Si nous acceptons les injonctions d’un ministre issu d’un putsch, et d’ailleurs qu’on avait officiellement décidé de ne plus les reconnaitre depuis l’expiration des 2 ans de transition prenant fin le 31 décembre 2024.
Nous avons la responsabilité historique de résister à cette grave conspiration d’État pour le respect de la mémoire de nos martyrs qui ont succombé dans ce long combat démocratique (unis et solidaires nous vaincrons).
Honorable Youssouf Camara membre du bureau exécutif de l’UFDG