Ce conflit naissant entre l’Iran et Israël rappelle étrangement l’aube de la Seconde Guerre mondiale, lorsque l’arrogance aveugle d’Hitler l’avait conduit à sous-estimer ses adversaires une erreur qui lui coûta la destruction totale de son règne. L’Histoire enseigne que la certitude n’est pas toujours ce que l’on sait, mais parfois ce que l’on croit à tort maîtriser. Et elle punit ceux qui l’ignorent.
Entre la lumière éclatante du soleil et l’opacité inquiétante de l’ombre, la sagesse recommande de réfléchir à deux fois avant de s’engager dans les ténèbres. Car c’est là que réside l’inconnu, là que naissent les désastres qu’aucune puissance ne peut contrôler une fois libérés.
Nous connaissons la force militaire d’Israël redoutable, sophistiquée, abondamment soutenue. Mais que savons-nous réellement de ce que l’Iran a construit, seul, dans sa longue traversée du désert stratégique ? Ce flou, précisément, explique la prudence américaine. Les États-Unis, forts de leurs expériences passées, se gardent bien de suivre aveuglément l’euphorie d’un Premier ministre israélien qui semble ignorer les dangers que recèle un “loup solitaire”.

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Je ne cherche pas à glorifier qui que ce soit. Mon propos est d’inviter à la mémoire, à la mesure et à la lucidité. L’Histoire est pleine de guerres déclenchées par erreur de calcul, par surestimation de soi ou sous-estimation de l’autre. Il est important de rappeler que si Israël n’avait pas ouvertement attaqué, l’Iran aussi critique soit-on à son égard ne se serait probablement jamais engagé dans une attaque préventive.
Le monde se porte mieux lorsque l’ordre international est respecté. Ce qui se joue ici dépasse la rivalité régionale : il s’agit d’éviter les prémices d’une guerre totale dont personne ne peut prédire l’issue. Il serait naïf, voire suicidaire, de croire que l’Iran n’a pas, au fil des décennies, développé un arsenal militaire à la hauteur des menaces perçues. La survie n’est pas une question idéologique, elle est universelle. Et face à l’instinct de survie, aucune nation ne reste passive.
L’appel à la raison n’est pas une faiblesse. C’est la dernière force des civilisations conscientes du gouffre.
Focus de Guineefutur.info