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Préparatifs de la grande finale du Championnat National de Lèche-Bottes – Édition 2025

Le Débat : Ousmane Gaoual vs Morissanda Kouyaté

Thème : « Qui mérite la médaille d’or du génuflecteur d’État ? »

Modérateur : Mesdames et messieurs, bienvenue à cette finale tant attendue du plus grand cirque politique de la République.
Deux champions, deux styles, deux trajectoires : la finale s’annonce sulfureuse, stratégique, et surtout serrée.

À ma gauche, le contorsionniste idéologique, ancien franc-tireur devenu tirailleur du régime, artisan du retournement linguistique et maître du reniement vestimentaire : Ousmane Gaoual Diallo !

À ma droite, le diplomate devenu poète de la soumission, architecte des accolades cérémonielles, ingénieur des regards adorateurs : Morissanda Kouyaté !

Question 1 : Quelle est votre définition de la loyauté envers le pouvoir en place ?

Ousmane Gaoual : La loyauté, c’est l’art de se repositionner sans transpirer. C’est sentir d’où vient la rafale et s’y accouder avec élégance. Moi, je suis fidèle au fauteuil, peu importe qui s’y assied. Je ne fais pas de politique, je fais de la géométrie variable.

Morissanda Kouyaté : Mon cher Gaoual, c’est mignon, mais trop scolaire. La vraie loyauté, c’est de se fondre dans la silhouette du maître. J’ai passé l’étreinte présidentielle au rang de diplomatie vivante. Mon câlin n’était pas un geste. C’était une thèse.

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Question 2 : Votre moment préféré depuis le 5 septembre 2021 ?

Morissanda : Le câlin. Cette étreinte, c’était la consécration. J’ai senti l’odeur du pouvoir sur mon épaule. Ce jour-là, j’ai scellé l’union entre la diplomatie et la docilité.

Ousmane Gaoual : Moi, c’est chaque fois que je suis invité à un plateau télé. Je réussis l’exploit de justifier l’injustifiable, d’habiller le néant de mots nobles. Quand je parle, même mes contradictions applaudissent.

Question finale : Que répondez-vous à ceux qui parlent de compromission ou de trahison des idéaux ?

Ousmane Gaoual : Je leur dis : les idéaux, c’est bon pour les mémoires d’université. Nous, on est dans le concret. La survie politique ne souffre pas de fidélité aveugle. Moi, je suis fidèle au pouvoir, point. C’est une philosophie de l’efficacité.

Morissanda Kouyaté : Je leur réponds : trahir, c’est rester statique. Moi j’avance, je m’adapte, je m’élève. Vous voyez une courbe molle ? Moi j’y vois une trajectoire diplomatique. Ce n’est pas de la soumission, c’est de l’alignement tactique.

Conclusion : Pas de match nul. Pas de vainqueur encore. Mais une chose est sûre : la grande finale s’annonce serrée, et la médaille de la prosternation politique risque de se jouer à la courbette près.

À suivre…

Alpha Issagha Diallo

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