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Enquête – Crimes de sang sous Alpha Condé : Le piège de la justice se referme… sur Doumbouya !

Ce n’était pas Alpha Condé qui tirait. C’était les Forces Spéciales. Et à leur tête ? Mamadi Doumbouya.

Ce ne sont pas des allégations. Ce sont des faits. Des vidéos circulent encore : on y voit le putschiste, alors simple commandant, exhiber des cadavres comme des trophées.
Des visages défigurés, des corps sans vie, et un homme en treillis qui s’affiche, fier de la terreur.

Alors non, le sang des manifestants ne coule pas uniquement sur les mains d’un président déchu.
Il imprègne l’uniforme de ceux qui, aujourd’hui, prétendent incarner la justice.

L’histoire rattrape toujours les imposteurs.
Et cette fois, c’est le commandant devenu putschiste qui pourrait finir sur le banc des accusés.

Le procès qu’ils croyaient politique pourrait devenir judiciaire. Et explosif.

Paradoxe cruel : ceux qui veulent juger Alpha Condé risquent de faire tomber Mamadi Doumbouya. Car oui, s’il y a eu crimes de sang, il y a forcément eu des criminels. Et ces criminels, dans leur majorité, portaient les galons des Forces Spéciales.

À leur tête à l’époque : un certain colonel Mamadi Doumbouya.

Le décor est posé.
Le piège est tendu.
Et l’ironie, implacable.

L’enquête qui devait ébranler Alpha… pourrait enterrer le CNRD.

Depuis janvier 2023, une enquête judiciaire sur les violences sanglantes sous le régime Condé a été ouverte. Mais au fil des auditions, une vérité brutale est apparue : les crimes n’étaient pas le fait d’un homme seul. Ils étaient exécutés, encadrés, planifiés.

Et parmi les exécutants ? Des officiers encore en fonction aujourd’hui. Des hommes en treillis, désormais au sommet du pouvoir.

Ce procès ne sera pas celui d’Alpha Condé. Il sera celui de Doumbouya.

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AVIPRAC et IRDED lancent l’alerte

Deux organisations — l’Association des Victimes d’Injustice (AVIPRAC) et l’Institut IRDED — ont saisi officiellement le président de la transition.
Leur message est clair :
“Ne ralentissez pas la justice, sauf si vous avez quelque chose à cacher.”

Et ce “quelque chose”, c’est peut-être un réseau de complicité militaire, de silence judiciaire, et d’impunité entretenue.

Car à ce jour, la procédure est bloquée. Les familles des victimes attendent. Le parquet tergiverse. Les dossiers dorment.
Pourquoi ? Qui a intérêt à ce que la vérité n’éclate jamais ?

Un boomerang judiciaire redoutable

Ce dossier pourrait devenir la plus grande brèche dans le vernis du pouvoir Doumbouya.
En tentant de criminaliser un ancien président, le régime actuel a réveillé les fantômes de ses propres crimes.

L’enquête ne vise plus un homme, mais un système. Un triangle de feu : Forces Spéciales – État-major – exécutif.

Et la Guinée mérite mieux que des effets d’annonce. Elle mérite la vérité. Toute la vérité.

Conclusion : S’il y a eu crime sous Alpha, alors Doumbouya n’est pas témoin. Il est suspect.

Et ce procès, voulu par les siens, pourrait bien être celui qui les juge tous.

La justice guinéenne est aujourd’hui devant un choix : servir l’État de droit ou protéger les assassins. Il n’y a plus de zone grise.

Siba Beavogui 

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