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Aboubacar Diallo, journaliste de télé24 ancien directeur de Fim Fm, réduit en silence.

Le “Choc des Cultures” Médiatiques

Le passage de la radio à la télévision, et surtout d’un média privé à une structure aux orientations différentes, change radicalement la donne : 

L’ADN de FIM FM : C’était le temple du “rentre-dedans”, de l’investigation brute et d’une liberté de ton qui frôlait parfois l’insolence. Aboubacar Diallo y était un chef d’orchestre offensif.

Le Cadre de Télé24 : La télévision impose souvent un formatage plus rigide, une image plus lissée et, dans le contexte actuel, une prudence éditoriale accrue. La “modération” que vous percevez est peut-être le prix de la survie médiatique.

Le Poids du Contexte Politique

Il est difficile de dissocier ce changement de la situation globale des médias en Guinée ces dernières années :

La disparition des ondes : Après le retrait des licences de plusieurs grands groupes (dont FIM), les journalistes de talent ont dû se réinventer pour continuer à exercer.

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Le choix du réalisme : Pour beaucoup, passer de la “critique frontale” à la “modération” est une stratégie de résilience. Triste pour l’auditeur habitué aux joutes verbales, mais nécessaire pour le professionnel qui veut rester à l’antenne.

 Une Évolution ou une Perte d’Identité ?

C’est là que le bât blesse pour ses fans de la première heure :

Le sentiment de “Gâchis” : Vous utilisez le mot “triste”, car on a l’impression que son mordant, qui faisait sa force, est aujourd’hui bridé.

Le professionnalisme intact : Sur le plan technique, il reste un excellent modérateur, mais il lui manque cette étincelle de “poil à gratter” qui animait les matins des Guinéens.

Le journalisme est souvent le miroir de la société. Quand l’espace de liberté se réduit, même les voix les plus fortes finissent par baisser d’un ton, soit par stratégie, soit par lassitude.

Mohamed Koket Camara, journaliste passionné, homme éclairé.

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