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Pourquoi la nomination “est à la traîne” ?

L’expression souligne une certaine lenteur administrative ou une hésitation au sommet de l’État. Plusieurs facteurs expliquent ce sentiment de stagnation :
La prudence stratégique : Le Général Doumbouya semble privilégier un cercle restreint de conseillers de l’ombre. Cette méthode de gouvernance, dite “souterraine”, ralentit les nominations officielles au profit d’une gestion plus centralisée.
L’équilibre des forces : Chaque nomination doit satisfaire à la fois les impératifs de la transition militaire et les exigences de la classe politique civile représentée par Bah Oury.
La démission récente : Le gouvernement Bah Oury a présenté sa démission le 22 janvier 2026, juste après l’investiture présidentielle de Mamadi Doumbouya, ouvrant une période d’incertitude sur la nouvelle équipe.
2. Mamadi Doumbouya récompensera-t-il Bah Oury ?
La question est de savoir si Bah Oury sera reconduit ou s’il a simplement servi de “fusible” ou de gage de stabilité pendant une période tendue.
L’option “Récompense” : Reconduire Bah Oury serait un signe de continuité et de gratitude pour avoir géré les crises sociales et économiques (notamment après l’explosion du dépôt de carburant et les tensions syndicales).
L’option “Changement” : Doumbouya pourrait choisir une figure plus “technocratique” ou plus proche de sa vision militaire pour accélérer les réformes de la “Refondation”.
3. La “Machine Étatique” vs “Dynamique de Changement”
C’est le cœur du dilemme soulevé par la chronique. On assiste à une tension entre :
L’inertie administrative : Lancer la machine étatique peut parfois servir à “essouffler” les mouvements de contestation en les noyant dans la bureaucratie et les procédures sans fin.
La Refondation en profondeur : Le Général a promis de nettoyer les pratiques du passé. Cependant, la chronique suggère un risque : que l’appareil d’État devienne un outil de conservation du pouvoir plutôt qu’un moteur de transformation réelle.
En résumé
L’analyse de Mohamed Koket Camara met en lumière le passage délicat de la Guinée d’un régime de transition pure à une présidence élue (ou confirmée). Le choix des futurs ministres dira si Doumbouya choisit la fidélité politique (récompenser les alliés comme Bah Oury) ou la rupture systémique pour répondre aux attentes sociales.
Chronique de Mohamed Koket Camara à Paris
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Par Mohamed Koket Camara 

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