L’interdiction présumée de prestation de l’artiste guinéenne Djelykaba Bintou, survenue lors du réveillon du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026 au Palm Camayenne, continue de susciter de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique et du milieu culturel guinéen.
Une artiste attendue, une scène finalement interdite
Présentée comme l’une des têtes d’affiche de la soirée du Nouvel An, l’artiste, souvent qualifiée de figure majeure de la musique guinéenne, aurait été empêchée de monter sur scène par des éléments des forces spéciales, selon plusieurs témoignages concordants.
Aucune explication officielle n’aurait été donnée sur place, renforçant le caractère troublant de cette décision.
Une affaire liée à une construction immobilière ?
Selon une source décrite comme sûre et proche du dossier, cette interdiction serait liée à une interpellation préalable concernant l’origine du financement de sa résidence, une maison devenue virale sur les réseaux sociaux ces derniers mois.
Les autorités chercheraient, selon cette même source, à obtenir des justifications sur les moyens financiers ayant permis la réalisation de ce bien immobilier.
À ce stade, aucune preuve publique ne permet toutefois d’établir un lien formel entre cette affaire immobilière et l’interdiction de prestation sur scène.
Des rumeurs persistantes mais non confirmées
Dans l’espace public, plusieurs rumeurs non vérifiées circulent. Certaines évoquent une éventuelle association à un réseau de trafic de substances illicites, des accusations graves qui, en l’absence de communication judiciaire ou administrative, relèvent pour l’instant du registre de la spéculation.
D’autres sources avancent, toujours au conditionnel, que l’artiste aurait bénéficié par le passé de soutiens ou de subventions de la part des autorités actuelles, sans avoir, par la suite, manifesté publiquement une reconnaissance ou un engagement visible envers l’État.

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Là encore, aucun document officiel ne vient confirmer ces affirmations.
Le silence des autorités et de l’artiste interroge
Plus de 48 heures après les faits, aucun communiqué officiel n’aurait été publié ni par les autorités compétentes, ni par l’artiste ou son équipe.
Ce silence prolongé alimente davantage les spéculations et soulève une question centrale :
s’agit-il d’une affaire sécuritaire, administrative, judiciaire ou politique ?
Dans un contexte où les artistes jouent un rôle social et symbolique important, l’absence de clarification officielle pourrait être perçue comme un facteur de fragilisation du climat de confianceentre le pouvoir public, les acteurs culturels et l’opinion.
Une affaire à suivre de près
En l’état actuel des informations disponibles, aucune conclusion définitive ne peut être tirée. La prudence reste de mise face à des accusations lourdes et potentiellement préjudiciables.
Une communication transparente des autorités ou une prise de parole de l’artiste permettrait sans doute de mettre fin aux rumeurs et d’éclairer l’opinion sur les véritables raisons de cette interdiction inhabituelle.
Nous y reviendrons avec plus de détails, au fur et à mesure de l’évolution du dossier.
Azözöye Bangoura