Et voilà que ça tremble. Remaniement précipité au Groupement des Forces d’Intervention Rapide (GFIR), arrestations en cascade d’officiers, paranoïa militaire assumée : le pouvoir vacille, et la peur suinte à chaque décision.
Le chef putschiste Mamadi Doumbouya, pourtant annoncé sur la voie d’une prétendue démission, a procédé ce soir à un remaniement stratégique au sein du GFIR.
Une manœuvre défensive, maladroite, dictée par l’angoisse.
Le Lieutenant-colonel Moussa Sidibé (matricule 246-25G), jusque-là en service au sein même du GFIR, est propulsé à la tête de cette unité ultra-sensible.
Le Capitaine Foromo Haba (matricule 265-53G), issu du même moule, est nommé commandant adjoint.
La logique est limpide : mettre sur pied une milice au nom de l’État pour achever l’État de droit.
Ces nominations ne servent ni la République ni la sécurité nationale. Elles répondent à une seule obsession : la boulimie du pouvoir, prête à sacrifier l’armée, la loi et la nation pour retarder l’inévitable.
En parallèle, les arrestations se multiplient.
Officiers interpellés. Hommes de rang neutralisés. L’appareil sécuritaire est transformé en machine de répression, fonctionnant à l’aveugle, frappant large, frappant faible.

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Cela sent la peur. La panique.
L’anxiété maladive d’un homme qui voit le danger partout, devient furieux, et s’enfonce chaque jour un peu plus dans le bourbier du crime politique.
Ces agissements frisent le ridicule.
Car ceux qui veulent l’arrêter ne se cachent pas.
Ils ne sont ni anonymes ni fantomatiques.
Ils l’ont affronté, désarmé moralement, humilié dans un face-à-face militaire dont l’empreinte ne s’effacera jamais.
Incapable de répondre à cette réalité, le putschiste s’en prend aux maillons faibles de l’armée, pour donner l’illusion de la dissuasion, pour nourrir le spectacle de la force.
Mais sur le plan strictement militaire, la vérité est cruelle : ils sont inaptes au combat réel.
Et si le candidat du parjure fuit les bains de foule,
s’il évite la campagne, s’il se retranche derrière des cordons armés et des mises en scène sécuritaires, c’est bien à cause de ces commandos invisibles qu’il ne contrôle pas.
C’est une première historique : un dictateur candidat qui a peur de son propre peuple, dans une présidentielle où sa légitimité est frontalement contestée, et où chaque pas hors du bunker devient un risque existentiel.
Le pouvoir tremble. L’armée est instrumentalisée. La peur gouverne.
Par le chasseur de vérité