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Guinée : chronique d’un pays d’exception… à reculons ( Par Bangoura Yamoussa Président des Wonkifongkés de l’étranger Auto-entrepreneur )

Une question centrale : où la Guinée a-t-elle pris du retard ?

Depuis 1958, la Guinée alterne espoirs, promesses et désillusions. Un héritage politique complexe qui interroge :

Sékou Touré : un jeune État mené pendant 26 ans.

Lansana Conté : un pouvoir mitigé pendant 24 ans.

Dadis Camara et Sékouba Konaté : une transition exceptionnelle sur 2 ans.

Alpha Condé : 11 ans d’engagements souvent non tenus.

Et aujourd’hui : que dire du capitaine Mamadi Doumbouya ?

On entend souvent : « Le problème de la Guinée, ce sont les Guinéens. »

Albert Camus dirait : c’est une absurdité.

Non, le véritable problème, ce sont nos dirigeants, et la manière dont ils ont façonné la nation.

Colère et lucidité

Je suis terrifié.

Je suis en colère.

Je suis meurtri pour mon pays.

En tant que fils d’un compagnon de l’indépendance, ma colère est légitime.

Nous n’osons même plus regarder nos voisins comme le Sénégal ou la Côte d’Ivoire droit dans les yeux. Pourtant, en 1958, la Guinée était la référence de l’Afrique de l’Ouest.

Mais malgré les larmes et les maux, je reste optimiste, incha’Allah.

Un pays né avec un courage unique

Rappel historique : La Guinée est le seul pays francophone d’Afrique à avoir voté pour l’indépendance immédiate en 1958, quand les autres ont choisi une autonomie progressive jusqu’en 1960.

Le geste était fort, puissant, visionnaire.

Ce qui manque aujourd’hui n’est pas la richesse, mais la volonté politique, la clarté dans la décision et la capacité à privilégier l’intérêt collectif.

Appel au sursaut démocratique

Chers citoyens, votons :

Pour les projets,

Pour l’avenir de la jeunesse,

Pour l’alternance,

Pour le changement.

Scrutons les programmes.

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Refusons la corruption électorale.

« Celui qui vote pour l’argent trahit sa patrie. »

J’aurais souhaité me présenter, car j’ai des solutions pour mon pays. Hélas, ce ne sera pas pour cette fois. Je suis cependant libre et déterminé à soutenir un candidat porteur d’un projet ambitieux et sérieux.

La Guinée a besoin de sa jeunesse

Le pays doit s’appuyer sur des jeunes dynamiques, intègres et visionnaires, capables de conjuguer conviction et passion. Pas sur des cadres enfermés dans la lâcheté, l’inertie ou la compromission.

Aujourd’hui, l’oisiveté et la mesquinerie sont institutionnalisées, le mérite est ridiculisé, la formation est négligée.

Un paradoxe économique insupportable

La Guinée est : Le Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest,
L’un des pays les plus riches en ressources minières,

Mais l’un des plus faibles dans presque tous les indicateurs socio-économiques.

Le pays fait même face à une possible dépréciation monétaire, avec l’arrivée des billets de 50 000 et 100 000 GNF.

« On n’est jamais malheureux en rendant les autres heureux. »

La démocratie est transversale en Europe ; elle reste générationnelle en Guinée.

Zoom sur Wonkifong : un abandon inacceptable

Wonkifong, sous-préfecture historique, reste l’une des grandes oubliées de tous les présidents de la Guinée.

Regardez seulement :

La Maison des jeunes, presque à l’abandon ;

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La route de 3 km entre la nationale et le centre-ville, toujours dégradée.

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Chers habitants de Wonkifong, ne vous laissez plus berner

Wonkifong, c’est Hadja Mafory Bangoura.

Wonkifong, c’est Karim Bangoura.

C’est un patrimoine national, pas une zone à marginaliser.

Sport : un symbole de fierté nationale

Le football peut rassembler. Valorisons Sehrou Guirassy, donnons-lui le brassard. Aujourd’hui, il a besoin de nous, et la Guinée a besoin de symboles d’excellence.

Mon slogan : “J’ai étudié pour servir mon pays.”

La Guinée a trop longtemps été un pays d’exception… mais dans le mauvais sens.

Il est temps d’inverser la trajectoire et de redonner à cette nation la place qu’elle mérite.

Par Bangoura Yamoussa
Président des Wonkifongkés de l’étranger
Auto-entrepreneur

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