Alors que le mystère s’épaissit autour de la disparition du journaliste Habib Marouane Camara et des activistes du FNDC Oumar Sylla alias Foniké Manguè et Mamadou Billo Bah, une source proche du palais Mohamed V avance une thèse explosive : les trois hommes auraient été transférés et placés en détention dans un site secret au Rwanda, sous la supervision directe du président Paul Kagamé. Des révélations qui, si elles se confirment, pourraient rebattre les cartes du paysage politique guinéen à l’approche des élections du 28 décembre.
Une piste rwandaise qui secoue Conakry
La disparition de ces figures publiques continue de provoquer de vives interrogations. Selon une source généralement bien informée au sein du palais Mohamed V, Habib Marouane Camara, Foniké Manguè et Mamadou Billo Bah se trouveraient aujourd’hui au Rwanda, dans un lieu tenu strictement secret par les autorités de Kigali.
Toujours selon cette même source, ils seraient privés de tout moyen de communication, mais bénéficieraient de conditions matérielles correctes : alimentation adéquate, sécurité renforcée, et accès aux informations, notamment celles liées à l’actualité guinéenne.
Aucune précision n’a pour l’instant été donnée sur les circonstances de leur supposé transfert vers le Rwanda, ni sur l’existence d’un accord formel entre Conakry et Kigali.
Un isolement total sous surveillance
Les trois disparus suivraient de près l’évolution de la situation politique en Guinée depuis leur lieu de détention. Leur isolement, décrit comme absolu, expliquerait l’absence totale de signal ou de message depuis plusieurs semaines.
Notre source insiste sur le caractère hautement confidentiel de leur lieu de détention, placé sous le contrôle direct du président Paul Kagamé.

- Advertisement -
Une libération après les élections ?
L’information la plus marquante livrée par cette source concerne une éventuelle libération après les élections du 28 décembre.
Si le scrutin se déroule comme prévu, Habib Marouane Camara, Oumar Sylla Foniké Manguè, Mamadou Billo Bah ainsi que certains autres détenus politiques pourraient être relâchés dans la foulée.
Une perspective qui laisse entrevoir des enjeux politiques majeurs liés à la gestion de ces figures critiques du régime.
En attente de confirmation officielle
À ce stade, aucune autorité guinéenne ou rwandaise n’a confirmé ni infirmé ces informations. Leur caractère sensible requiert la plus grande prudence, mais elles ouvrent une piste qui pourrait profondément modifier la compréhension de cette disparition.
Les familles, les organisations de défense des droits humains et une large partie de l’opinion publique continuent de réclamer la vérité et la transparence sur cette affaire qui captive et inquiète la nation.
Affaire à suivre…
Par Azözöye Bangoura