La récente sortie théâtrale de l’ancien chef de la transition sur la situation politique actuelle en Guinée constitue une honte monumentale pour le commun des mortels. Une fois de plus, c’est une vieille recette qui nous est servie : dès que les poches se vident et que le train de vie se dégrade, il reprend la parole pour jouer les griots et s’attaquer à la cible du moment, espérant ainsi bénéficier de la largesse du palais.
Rappelons qu’au temps de l’ancien régime, le même général multipliait déjà les menaces de « révélations » pour obtenir des faveurs. Après sa retraite, il n’a pas su se construire une véritable carrière à l’international. Sa fameuse nomination à un poste « de force en attente » n’était qu’un effet d’annonce : il n’avait ni la compétence, ni l’envergure nécessaire pour relever un tel défi sur la scène mondiale.
Ailleurs, d’anciens présidents de transition, restés fidèles à leur mission, ont su trouver leur place dans de grandes institutions internationales. Mais ici, ce général en disgrâce, en quête de moyens de subsistance, cherche désormais à conseiller l’actuel chef de la junte… au parjure. Et cela est dramatique pour l’avenir de notre pays.
Dans un État de droit, un tel acte devrait être poursuivi, car le parjure est une faute grave. Aujourd’hui, il critique le verdict du procès du 28 septembre 2009, oubliant qu’il a été protégé par le système en place. S’il était réellement courageux, pourquoi n’a-t-il pas pris l’avion pour venir témoigner devant les juges ?
Le peuple, témoin de cette manœuvre, sait que ce type de conseil pourrait avoir des conséquences lourdes sur la stabilité du pays. Comme le dit l’adage : « Qui sème le vent récolte la tempête. » La majorité silencieuse estime que ce complot de confiscation du pouvoir ne restera pas impuni. La victoire du peuple est inévitable, et les imposteurs finiront dans la poubelle de l’histoire.

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Aujourd’hui, le véritable débat doit porter sur la fin de cette mascarade politique. Il est urgent d’engager un processus inclusif et de retirer l’armée du jeu politique afin de garantir des élections libres et transparentes, dans l’intérêt supérieur de la nation.
Depuis 67 ans, notre pays vit dans une crise permanente, nourrie par le refus de la vérité, la négation de la compétence et la persistance de l’arbitraire. Pourtant, la Guinée mérite mieux.
J’en appelle solennellement à l’actuel chef de la transition : respectez vos engagements pour marquer l’histoire et sauver toute une génération de la misère et de la division.
Nous devons laisser à nos enfants un héritage digne, afin qu’ils n’aient plus à risquer leur vie dans les eaux de la Méditerranée, fuyant le désespoir d’une nation qui refuse de se regarder en face.
Honorable Youssouf Camara, ancien député de l’UFDG