Radiographie d’une plume maudite qui pond des décrets à problèmes, aux conséquences juridiques et sociales désastreuses.
Les cadres qui endossent ces textes illégaux seront, tôt ou tard, rattrapés par la justice car aucun pouvoir ne triomphe durablement dans l’inégalité.
Si ce n’est pas à l’aube d’un matin, ce sera au soir d’une nuit : mais le verdict viendra.
Depuis l’annonce du référendum et de la présidentielle, la transition s’est muée en foire d’illégalités. Celui qui devait garantir la neutralité de l’État s’est autoproclamé marchand d’injustice, distribuant décrets et nominations comme on sert des mets douteux dans un banquet d’usurpation.
Celui que la Charte avait désigné comme simple gardien du temps s’est cru maître du destin. Pourtant, son serment devant la Cour suprême était sans équivoque : ne pas se présenter, ne pas violer la Charte. Ce serment n’était pas un ruban protocolaire, mais une ceinture de feu. En la brisant, Mamadi Doumbouya s’est consumé dans ses propres flammes.
Contrairement aux autres putschistes du continent, lui ne peut même pas invoquer la logique du pouvoir de fait. Il a juré, puis trahi. Et à cet instant précis, sa légitimité a expiré. Dès lors, tout acte qu’il signe est une coquille vide, tout décret une fraude, tout conseil des ministres une mascarade.

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Les ministres qui exécutent ces ordres illégaux, les secrétaires qui les transmettent, les préfets qui les affichent, se rendent complices d’un crime d’État : la falsification de la République. Car la légalité d’un texte ne tient pas à sa publication, mais à la pureté de la main qui le signe.
L’histoire, elle, n’a pas de corbeille pour effacer les fautes du pouvoir. Elle garde trace des parjures comme on garde les cicatrices des trahisons. Et quand la vérité viendra, ces décrets seront brandis non comme symboles d’autorité, mais comme pièces à conviction d’un règne déchu.i
Doumbouya ne veut pas tomber seul : il cherche à emporter dans sa chute le plus grand nombre.
C’est la logique du parjure convertie en stratégie : corrompre les institutions pour enrôler des complices, dissoudre les garde-fous pour étendre la contagion. À mesure que ses décrets se multiplient, il n’agit plus pour gouverner mais pour entraîner, pour neutraliser toute résistance en la noyant sous des décisions illégitimes.
Le bilan est simple et terrible : chaque nomination injuste, chaque texte sans fondement transforme des serviteurs publics en complices, et la République en champ de ruines administratives. Quand l’homme qui avait juré la neutralité choisit la fuite en avant, il instrumentalise la colère et la peur et tente d’ériger l’inégalité en système.
Mais l’histoire a sa propre justice. Les actes laissent des traces ; les complicités, des noms. Et quand la chute viendra, elle ne sera pas seulement celle d’un homme : ce sera la convocation d’un récit où la responsabilité individuelle et collective sera exposée, jugée et consignées. Alors, les décrets empoisonnés seront démontés, et ceux qui les ont signés ou appliqués devront répondre ,devant le droit et devant la mémoire du peuple.
Par le chasseur de vérité