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Radiographie vivante de la fraude — ou la fraude qui s’auto-dénonce !

Je regarde ces chiffres projetés sur l’écran géant, chiffres que le pouvoir voulait offrir comme trophée. Mais plus je les observe, plus ils se fissurent. Leur propre bricolage chiffré, fagocité par le hasard, est devenu la radiographie vivante de leur fraude. L’arnaque référendaire, au lieu d’imposer le triomphe du OUI, s’est soldée par l’aveu involontaire de leur forfaiture.

1. Un patchwork mal collé

Les chiffres qu’ils exhibent ne sont pas conformes à la réalité. Ils sont rafistolés, cousus de fil blanc, comme un patchwork mal collé.
Une fraude « intelligente » cherche à se dissimuler dans les marges, à ne jamais laisser de trace visible. Ici, au contraire, en laissant le hasard avaler leur bricolage, les putschistes ont produit eux-mêmes les preuves de leur imposture.

2. Le faux plébiscite mécanique

Les organisateurs voulaient « fabriquer » un plébiscite. Ils n’ont pas construit une chaîne logique ; ils ont choisi des chiffres bruts dans une fourchette commode (90–96 %) et les ont recopiés mécaniquement de région en région.
Résultat : une uniformité suspecte, qui ne reflète aucune dynamique réelle du pays, mais qui crie la falsification au visage du monde.

3. La dilution ratée du NON

Ils ont cru pouvoir noyer le NON de Conakry dans la masse nationale. Mais ils ont oublié une donnée têtue : 206 000 NON dans la capitale, cela pèse trop lourd pour disparaître dans un ridicule 9,4 % national.
À cet instant précis, leur manipulation devient contradiction, leur arnaque se retourne contre eux.

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4. Le hasard comme signature

En trichant sans méthode statistique — sans ajuster les bulletins nuls, sans pondérer les populations — ils ont laissé apparaître des anomalies criantes :
• 81 % de participation à Kankan contre 52 % à Conakry,
• des bulletins nuls ridiculement bas,
• un NON national déconnecté des réalités régionales.

Le bricolage, avalé par le hasard, ne forme plus un récit : seulement un collage bancal qui s’effrite sous le regard de quiconque sait compter.

5. La maison en carton

Leur plébiscite n’est qu’une maison en carton :
• sans fondations logiques,
• aux murs repeints à la hâte,
• que le hasard souffle pour en révéler les trous.

Et voici, projetée sur l’écran géant de l’Histoire, la triste réalité : leur fausse victoire du OUI s’est muée en preuve irréfutable. Ce n’est pas seulement une fraude. C’est une fraude qui s’auto-dénonce.

Par Siba Beavogui 

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