Sobotï ! Aujourd’hui encore, les casseroles des mythomanes résonnent. On savait qu’ils étaient maîtres dans l’art du mensonge, mais jamais la perversité n’avait atteint une telle hauteur. Chez nous, on dit : « Celui qui ne peut pas donner du mil à ses enfants, n’a pas à promettre du riz aux voisins. »
Un gouvernement incapable de payer ses fonctionnaires ose promettre des pensions plus élevées. Les écoles attendent leurs salaires, les hôpitaux étouffent sous les arriérés, et l’administration survit au jour le jour, comme un champ sans pluie. N’est-ce pas l’hôpital qui se moque de la charité ?

- Advertisement -
Et c’est précisément dans cette sécheresse sociale que les putschistes activent leur pondeuse de mensonges, placardant de belles affiches sur des pensions augmentées. Pendant ce temps, les 200 millions de la bauxite se volatilisent dans des poches invisibles. Comme dit le vieux sage : « Le mensonge a beau courir vite, la vérité finit toujours par le rattraper au marché. »
La vérité est simple : un État qui ne nourrit pas ses vivants n’a aucune légitimité à promettre plus à ses retraités. Ces annonces, ce sont des tambours creux : ça fait du bruit, mais ça ne nourrit personne.
Par Siba Beavogui