Bim ! La roulette russe est lancée par le gouvernement putschiste. Chaque incident devient pour eux une mise en scène destinée à salir la révolution de septembre 2025.
Le dernier scénario est clair : à Bomboly, notre confrère Daouda Bah, journaliste sportif à la RTG et syndicaliste, a été agressé lundi à 17h par un groupe de jeunes. Son œil gauche a été atteint. Cet acte malheureux, que nous condamnons fermement, est immédiatement instrumentalisé par les putschistes comme un trophée de guerre, un prétexte pour justifier la militarisation de la ville.
Mais qui ose donner des leçons de morale ? Ce sont les mêmes :
• qui ont tué un jeune « par accident » il y a cinq jours,
• dont un soldat a abattu froidement un client dans un bar,
• qui assassinent des manifestants à répétition,
• qui exécutent des officiers en silence,
• qui kidnappent des activistes et des journalistes.
Le chef de la junte lui-même est comptable de ces crimes, pendant que le coût de la vie écrase les familles et pousse la jeunesse vers la révolte.

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Nous compatissons sincèrement à la douleur de notre confrère, mais nous refusons que son agression soit utilisée comme alibi pour écraser les libertés. Cet incident mineur, face aux massacres du régime, ne peut en aucun cas justifier une escalade sécuritaire contre la population.
La vérité est ailleurs : selon des témoignages recueillis sur le terrain, les jeunes auteurs de l’attaque ne sont pas liés aux Forces Vives. Des témoins relèvent au contraire leur proximité avec Ousmane Gaoual et ses réseaux politiques. Une manœuvre de plus pour salir la mobilisation citoyenne et affaiblir la légitimité de l’Axe.
Nous dénonçons avec vigueur ces opérations de sabotage, montées de toutes pièces pour piéger l’opinion et disqualifier une résistance pacifique qui, elle, demeure intacte et légitime.
Par le chasseur de vérité