Ils sont venus par effraction. Ils ont dit “justice et réfondation”, Mais ont installé la mafia en uniforme. Ils ont promis six mois, Mais ont pris goût aux moquettes épaisses,
Aux sirènes, aux hôtels, aux valises.
La Doumbourgeoisie, ce n’est pas une élite.
C’est une bande organisée, vêtue de treillis, armée de slogans, Et obsédée par le pouvoir comme un enfant par un jouet interdit. Ils ne gouvernent pas. Ils pillent. Ils ne construisent rien. Ils monnayent tout.
Leur Dieu s’appelle “Transition sans fin”, Leur évangile, “Nul n’ira aux élections sauf nous”,
Et leur sacerdoce, la mise en scène pathétique d’un pouvoir vide.
Ils font des discours sur la morale en sortant de boîtes de nuit. Ils parlent de peuple entre deux flûtes de champagne. Ils prêchent la rigueur… pendant qu’ils saignent les caisses publiques.

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Ils vivent loin du peuple, derrière des vitres fumées, blindées et teintées d’arrogance, protégés par une armée de bras musclés et de cerveaux vides.
Ils confondent autorité et abus, discipline et terreur, État et clan.
Ils ont rasé la parole publique, piétiné les libertés, kidnappé les voix, fusillé la vérité,
et fait du silence une politique d’État.
Mais le peuple observe. Il n’oublie pas.
Il ne pardonne pas la trahison en treillis.
Car une chose est sûre : le costume de sauveur ne tient pas sur un corps de prédateur.
Le peuple n’est pas amnésique. La Doumbourgeoisie passera. Et comme tous les imposteurs, elle tombera sans gloire, sans honneur, et sans pitié.
Alpha Issagha Diallo