Les infos à la source

Le CNRD étouffe les médias : Cellou Dalein Diallo sonne l’alarme pour redonner un souffle à la liberté d’informer

Chaque 3 mai, le monde célèbre la Journée mondiale de la liberté de la presse, symbole universel du droit d’informer et d’être informé. Cette année, le thème choisi par l’UNESCO – « Informer dans un monde nouveau : L’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse et les médias » – résonne comme un défi à relever dans un monde où l’innovation technologique redéfinit les contours du journalisme.

Mais en Guinée, les journalistes n’ont pas le cœur à la fête. Ils traversent l’une des périodes les plus sombres de leur histoire. Le dernier rapport de Reporters sans frontières (RSF) en témoigne : la Guinée recule dangereusement dans le classement mondial, révélant une régression dramatique de la liberté de la presse.

Ce recul n’est pas fortuit. Il s’inscrit dans une stratégie froide, assumée, orchestrée par la junte du CNRD pour faire taire toutes les voix discordantes et conserver le pouvoir à tout prix.

Coupures d’internet, harcèlement, enlèvements, destruction d’équipements, fermetures de médias, retrait d’agréments de grandes chaînes comme Espace TV, Djoma FM, FIM FM… Ce ne sont plus des dérives. Ce sont des attaques délibérées contre la liberté d’expression.

La Haute Autorité de la Communication (HAC), censée défendre la presse, s’est muée en instrument de répression. Elle contribue, avec certains tribunaux, à faire taire les critiques, à bâillonner les radios et les télévisions, à plonger des centaines de professionnels dans la précarité, et à sacrifier plus d’un millier d’emplois.

Face à cette dérive, Cellou Dalein Diallo, reconnu comme l’un des bâtisseurs de la législation en faveur de la liberté de la presse en Guinée, ne peut se taire. Il dénonce avec fermeté les pratiques liberticides qui déshonorent la nation et menacent les fondations de la démocratie.

Il lance un appel solennel : aux journalistes, aux citoyens épris de liberté, aux partenaires de la Guinée, aux défenseurs de la démocratie. Il les appelle à se lever, à s’exprimer, à exiger la réouverture immédiate des médias fermés, la fin de la censure, et le respect absolu de l’indépendance de la presse.

Il s’associe pleinement à ce combat, car la liberté de la presse est un bien public, un combat à mener ensemble, pour l’avenir de la République.

Il refuse de plier devant la dictature, refuse de céder à la résignation.

Il affirme : « Aujourd’hui, je renais de mes cendres pour défendre cette liberté, mon combat de toujours. Ce bébé de la République qu’est la presse indépendante, que j’ai contribué à bâtir et que je refuse de voir mourir. La vérité ne se muselle pas. La liberté ne se négocie pas. Elle se conquiert. Ensemble. »

- Advertisement -

- Advertisement -

Il n’a jamais cessé de défendre les libertés. Même dans la tourmente, il veille.

En ce 3 mai, Cellou Dalein Diallo choisit de briser le silence, dans un contexte où la parole libre est devenue une denrée rare. L’homme qui fut au cœur de la construction d’une presse indépendante refuse de rester spectateur alors que la junte écrase un pilier fondamental de la démocratie.

Il ne se contente pas de dénoncer : il dévoile un système, une mécanique bien huilée de répression, une gouvernance fondée sur la peur de la vérité.

Il pointe du doigt la complicité d’institutions censées défendre la presse, aujourd’hui détournées de leur mission. Il montre comment, sous prétexte de légalité, on étouffe les médias, on éteint les voix, on détruit des carrières, on anéantit des familles.

Mais surtout, il parle d’un combat. D’un héritage. D’un idéal qu’il refuse d’abandonner : celui de la liberté d’informer, qu’il a contribué à faire naître, protéger et faire grandir. Aujourd’hui, il renaît de ses cendres, non pas pour briguer un poste, mais pour défendre une valeur supérieure à toutes les ambitions : le droit du peuple à la vérité.

Et comme toujours dans les grandes heures de l’histoire guinéenne, il prend la parole pour éveiller les consciences, pour exhorter les journalistes, les citoyens, les démocrates à rompre le silence et reprendre le combat pour leurs droits.

Ce texte n’est ni une plainte ni un discours de victime. C’est un cri d’alerte. C’est un appel à la résistance citoyenne.

Car il le sait : sans liberté de la presse, il n’y a ni justice, ni vérité, ni République.

Cellou Dalein Diallo, Architecte de la liberté de la presse en Guinée.

Par Siba Beavogui 

A lire aussi