De la 75e à la 103e place dans le classement mondial de la liberté de la presse ?
Bravo, messieurs les censeurs ! Vous êtes enfin à la hauteur… de vos ambitions : écraser, bâillonner, faire taire. La vérité vous fait peur, la parole vous insulte, la presse vous dérange. Alors vous l’enterrez vivante. Comme le reste du pays.
Chaque voix libre est une menace. Chaque micro ouvert, un danger. Chaque mot sincère, un crime d’État. Et vous vous étonnez que la Guinée tombe ? Non. Elle ne tombe pas. Vous la poussez. Vous la jetez dans le gouffre — avec méthode, avec zèle, avec brutalité.
La presse ? Vous l’avez transformée en gibier de chasse. Les journalistes ? Des suspects à surveiller, humilier, trainer devant des parodies de justice. Les médias ? Des boites noires qu’on ferme à la moindre onde d’insolence. Et tout ça, pendant que vous récitez vos discours vides sur « la refondation ».
Refondation ? Vous refondez quoi ?
La peur comme langue officielle. Le silence comme programme de gouvernement. La manipulation comme sport d’État.
Vous vous servez du pouvoir comme d’un fouet. Et vous l’utilisez contre ceux qui n’ont que leurs stylos et leurs micros. Mais vous oubliez une chose : une voix réprimée ne meurt pas. Elle s’endurcit.
À la 103e place, on ne gouverne plus. On réprime. On ne dirige plus. On se cache. Vous avez peur de vos propres citoyens. Peur de ce que le peuple pourrait lire, entendre, comprendre. Vous avez peur du jour où il saura. Et ce jour viendra.
Vous pouvez fermer les radios, bloquer Internet, emprisonner les mots. Mais vous n’empêcherez pas le vent de porter nos colères. Vous ne bloquerez pas nos cœurs. Vous ne confisquerez pas l’intelligence collective.

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Continuez à creuser. À ce rythme, ce n’est pas le classement qui va chuter — c’est vous. Car un peuple humilié n’oublie jamais. Et la vérité qu’on étouffe finit toujours par hurler.
Et puis, entre nous : vous savez ce qui vous manque ?
Ce n’est pas un autre communiqué du CNRD. Ce n’est pas un autre “Forum pour rien dire”. Ce n’est pas une énième cellule de crise, ni un griot déguisé en conseiller. Ce qu’il vous faut, c’est un homme. Un vrai. Un compétent. Un propre.
Un certain Cellou Dalein Diallo.
Oui, celui que vous passez votre temps à diaboliser, à traquer, à exiler. Celui que vous craignez tant que vous empêchez même de revenir respirer l’air de ses ancêtres. Mais au fond, vous le savez : lui seul a l’expertise pour remettre ce pays debout.
Lui seul parle à la fois aux banques et au peuple. Lui seul sait tenir un État sans voler un centime. Lui seul a été formé pour gouverner, pas pour gouverner par la force. Et c’est peut-être ça qui vous ronge.
L’ennui avec l’excellence, c’est qu’elle met en lumière vos médiocrités.
Alors continuez à jouer aux apprentis dictateurs. Continuez à vous cacher derrière des blindés et des micros vides. Mais tôt ou tard, quand il faudra reconstruire ce pays, vous n’aurez qu’un nom sur la table : Cellou Dalein Diallo.
Et ce jour-là, il ne faudra pas venir à genoux. Il faudra venir en silence. Et écouter.
Par Alpha Issagha Diallo